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13/02/2014 04:39 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Incertitude autour de la date du référendum sur le maintien du maire de Bogota

L'autorité électorale de Colombie a sérieusement mis en doute jeudi la possibilité d'organiser le 2 mars un référendum posant la question du maintien du maire de Bogota, Gustavo Petro, une des figures de la gauche, en raison de problèmes financiers.

L'autorité a expliqué ne pas avoir reçu du gouvernement les moyens nécessaires, en l'occurrence 38 milliards de pesos (environ 17 millions de dollars), pour l'organisation de ce scrutin à la demande de l'opposition qui a réuni un nombre suffisant de signatures.

"Le processus dure trente-trois jours à partir du moment où sont reçus les fonds", a déclaré à la presse Carlos Ariel Sanchez, son responsable. La journée du 2 mars n'est donc pas "pertinente", pas plus que celle du 9 mars, a-t-il souligné, sans proposer d'autres dates.

Le 18 décembre dernier, l'autorité électorale avait annoncé l'organisation du référendum dit "révocatoire" comme le prévoit la loi, à la suite de la réunion d'un nombre suffisant de signatures d'électeurs, en l'occurrence plus de 40% des votes obtenus par M. Petro lors de son élection fin 2011.

La révocation du maire, un économiste de 53 ans investi en janvier 2012, est prononcée si elle recueille la majorité des voix et si la participation à ce scrutin atteint au moins 55% du total des suffrages exprimés lors de son élection.

Toutefois ce scrutin référendaire pourrait ne jamais avoir lieu, indépendamment des problèmes financiers, car le maire fait l'objet d'une procédure de destitution dans le cadre d'une autre affaire.

Cette sanction, accompagnée d'une inéligibilité de 15 ans, a été prononcée le 9 décembre pour une passation de marché jugée illicite par le "procureur général", Alejandro Ordoñez, un fonctionnaire chargé du contrôle des fonctionnaires. Elle a toutefois été suspendue par un tribunal administratif, en attendant que tranche le Conseil d'Etat.

Ancien membre de la guérilla urbaine du M-19 (Mouvement du 19 avril), dissoute en 1990, le maire de Bogota affirme que ses adversaires cherchent, par son intermédiaire, à "saboter" le processus de paix en cours avec la rébellion marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie).

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