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13/02/2014 05:27 EST | Actualisé 13/02/2014 05:28 EST

«Corps et monde» à TV5 : l'humain comme terrain de jeu

TV5

Un regard ludique sur le corps humain, un angle de voyage unique pour découvrir d’autres cultures. Voilà ce que propose TV5 à compter de ce soir, avec la nouvelle série documentaire Corps et monde, qui explore les diverses coutumes liées au corps dans plusieurs coins du globe. Un projet fascinant, animé par Philippe Desrosiers, et rempli de curiosités qui vous surprendront, vous impressionneront, vous amuseront, vous dégoûteront, vous scandaliseront…

Corps et monde nous emmène dans huit pays : le Japon, les États-Unis, l’Inde, le Sénégal, le Cambodge, le Maroc, Haïti et l’Angleterre. Dans le premier épisode, on se transporte au Japon, où tatouages hyperréalistes (parfois troublants), verres de contact rajeunissants, bâtonnets de bambous pour les oreilles, bains publics purifiants, toilettes intelligentes à sièges chauffants et pellicules de plastique permettant de «sceller» les couples font partie du quotidien. Étrange? Vous comprendrez en regardant l’émission…

Documentaire ambitieux

Toutes les images de Corps et monde ont été tournées l’été dernier, dès la fin de session des cégeps, puisque Philippe Desrosiers enseigne la psychologie au Collège Lionel-Groulx depuis 25 ans. Un important travail de préparation, de scénarisation et de direction de contenu a été effectué avant le premier départ, et la postproduction n’est pas encore terminée.

«Avec du documentaire, on n’a pas des budgets faramineux, mentionne celui qui revient à TV5 après trois saisons de Sexe autour du monde et six épisodes de Voyages au bout de la nuit. Et moi, ma principale préoccupation, c’était d’avoir beaucoup de contenu, pas seulement de montrer des voyages. On voulait apprendre des choses. De “paqueter” autant de contenu dans des voyages d’une semaine, c’était athlétique.»

«Parfois, on tourne sitôt qu’on descend de l’avion, ou juste avant d’y monter, poursuit Philippe Desrosiers. Heureusement, puisque c’est la cinquième série que je fais, les difficultés culturelles, je les vois davantage venir. On sait que, dans certains pays, ce sera plus lent ou plus compliqué, que les gens seront plus frileux sur certaines questions. La série sur le sexe était d’ailleurs la plus difficile sur ce plan-là.»

Rythme de travail oblige, l’équipe de Corps et monde avait déterminé longtemps à l’avance les sujets à traiter et les intervenants à interroger. Le procédé est le même pour chaque série documentaire. Internet constitue le principal outil de recherche. Puis, on fait appel à un coordonnateur de terrain, souvent un journaliste spécialisé, qui étoffera les idées déjà dégagées avec son bagage de connaissances. On contacte ensuite les personnes-ressources qui donneront leur point de vue devant la caméra.

«On ne prend jamais de risques, précise Philippe Desrosiers. On m’a déjà offert d’aller dans des zones de conflits, mais je n’ai aucun intérêt à faire ça. Je ne suis pas un journaliste de guerre. On travaille très fort et on ne veut pas aller se casser la gueule. D’autant plus qu’il y a des pays où les assureurs sont plus prudents, comme Haïti. Dans ces cas-là, on nous indique dans quels endroits il ne faut pas aller.»

Philippe Desrosiers se dit incapable de nommer un coup de cœur parmi toutes les découvertes réalisées au fil de ses périples. «Il y a tellement d’affaires! Parfois, c’est spectaculaire. D’autres fois, on est fier d’un accomplissement, à cause des difficultés techniques. C’est très exigeant. Mais je crois que ma plus grande découverte est intérieure. Ça m’a rendu plus tolérant envers les autres cultures. Dans tous les épisodes, il y a des choses bizarres, qui nous laissent perplexes. Et le jugement se tasse, tranquillement.»

Si une série étrangère s’attardait aux relations des Québécois avec leur peau et leur chair, qu’en ressortirait-il?

«La mondialisation nous frappe tous, note Philippe Desrosiers. Peut-être qu’il faudrait aller dans les extrême, parce qu’on n’a pas de trucs qui se distinguent énormément. Mais, si on allait dans la culture amérindienne, on trouverait sans doute…»

Corps et monde, dès ce jeudi, 13 février, à 21h, à TV5.

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