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13/02/2014 05:41 EST | Actualisé 15/04/2014 05:12 EDT

Chrysler croit pouvoir s'entendre avec Ottawa et l'Ontario

TORONTO - Le constructeur automobile Chrysler n'est pas sur le point de conclure une entente qui garantira des investissements «importants» dans ses usines ontariennes, mais son chef de la direction s'est dit confiant jeudi de pouvoir conclure une entente de financement avec Ottawa et l'Ontario.

«Nous arrivons ici avec les meilleures intentions, je pense que nous pouvons en venir à une conclusion réussie, a dit Sergio Marchionne, après avoir donné le coup d'envoi du Salon canadien international de l'auto à Toronto. Tout est là pour une transaction réussie. Il faut laisser les parties travailler pour déterminer ce qui est le plus avantageux pour le gouvernement canadien, la province de l'Ontario et Fiat-Chrysler.»

M. Marchionne n'a pas voulu confirmer que Chrysler demandait 700 millions $ aux gouvernements dans le cadre d'un investissement total de 3,6 milliards $, mais il a dit que ce projet, s'il allait de l'avant, représenterait «le plus important investissement individuel réalisé dans ce pays par un constructeur automobile depuis plusieurs années».

Chrysler a fait savoir le mois dernier qu'il envisageait apporter des améliorations de plusieurs milliards de dollars à son usine ontarienne de fourgonnettes, mais qu'il discutait avec le gouvernement au sujet de mesures incitatives pour amortir les coûts plus élevés au Canada.

L'usine de Chrysler à Windsor, en Ontario, produit la Grand Caravan de Dodge, la Town & Country de Chrysler et plusieurs autres véhicules.

M. Marchionne a précisé jeudi que sa proposition toucherait aussi son usine de Brampton, où sont assemblés le Charger, le Challenger et le Chrysler 300.

Il a ensuite prévenu avoir été approché par plusieurs autres juridictions — dont le Mexique et les États-Unis — depuis que Chrysler a dévoilé son projet d'expansion. Quand vient le temps de rivaliser à l'échelle mondiale, a-t-il dit, le Canada ne peut pas être «un poisson rouge dans des eaux infestées de requins».

«Ce n'est pas un jeu pour les poules mouillées, a-t-il dit. Il faut de la détermination et il faut de l'argent.»

Le Canada doit décider s'il veut garder sa place dans le secteur automobile, a ajouté M. Marchionne, avant de rappeler que depuis cinq ans, seulement cinq pour cent des 42 milliards $ US investis en Amérique du Nord par les constructeurs automobiles l'avaient été au Canada.