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France: Serge Dassault demande la levée de son immunité parlementaire

Le sénateur et avionneur français Serge Dassault, propriétaire du journal Le Figaro, a demandé la levée de son immunité parlementaire pour pouvoir se défendre dans une affaire d'achats présumés de voix dans une ville dont il a été maire.

"Je demande la levée de mon immunité parlementaire", a annoncé à l'AFP Serge Dassault, 88 ans, l'une des plus grandes fortunes françaises, en expliquant vouloir ainsi démontrer par cette démarche exceptionnelle qu'il n'avait "rien à (se) reprocher".

Une instance du Sénat devrait confirmer mercredi la levée de son immunité qui permettra aux magistrats du pôle financier de Paris, Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, de placer le sénateur en garde à vue.

"Même si cette levée d'immunité provoque mon placement en garde à vue, je suis prêt à affronter cette épreuve", écrit M. Dassault dans un communiqué. "Je pourrai de ce fait avoir accès à la procédure" et "pouvoir me défendre". "Je pourrai démontrer ma totale innocence de ces soi-disant achats de votes, accusations inventées de toutes pièces par certains de mes adversaires politiques", ajoute-t-il.

Les magistrats enquêtent depuis mars sur un achat de votes présumé, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, lors des élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes, une ville proche de Paris. Ces scrutins avaient été remportés par M. Dassault, puis par son bras droit, Jean-Pierre Bechter.

La plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'Etat, avait annulé l'élection de 2008 en tenant pour "établis" des dons d'argent aux électeurs, sans se prononcer sur leur ampleur.

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