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Afghanistan : le pacte de sécurité, mais après Karzaï

Les Etats-Unis pourraient attendre la fin du mandat du président afghan Hamid Karzaï pour sceller avec Kaboul le pacte de sécurité bilatéral qu'il refuse de signer, selon le Wall Street Journal.

Le texte longuement négocié, que le chef de l'Etat n'a toujours pas promulgué malgré le feu vert de la Loya Jirga, l'assemblée traditionnelle des dignitaires afghans, doit encadrer la présence militaire américaine après 2014.

« S'il ne veut pas faire partie de la solution, nous devons trouver un moyen de passer outre. C'est une façon pragmatique de reconnaître que Karzaï pourrait clairement ne pas signer l'accord et qu'il n'est pas la voix du peuple afghan », écrit le Wall Street Journal, citant un membre de l'administration américaine.

Interrogé sur cet article, la Maison-Blanche à dit s'en tenir à sa position.

Les Etats-Unis souhaitent laisser un peu plus de 10 000 hommes en Afghanistan après le départ du gros de leur contingent, prévu à la fin de l'année, afin d'y mener des

opérations antiterroristes et de former l'armée locale.

Washington menace toutefois de rapatrier l'intégralité de ses effectifs et de laisser les forces afghanes seules face aux talibans si le pacte de sécurité bilatéral n'est pas signé avant la présidentielle du 5 avril.

Hamid Karzaï, qui achève son second mandat et ne peut en briguer un troisième, estime quant à lui que rien n'impose de le signer avant. Selon Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN, le chef de l'Etat laissera probablement cette tâche à son successeur.

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