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Centrafrique: un parlementaire assassiné à Bangui

Un membre du parlement provisoire centrafricain a été assassiné dimanche à Bangui par des inconnus, au lendemain d'une dénonciation publique des violences contre les ressortissants "cosmopolites" de sa région, a annoncé la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH).

Jean-Emmanuel Ndjaroua, représentant la région de la Haute Kotto (sud-est) au Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), a été assassiné dimanche après-midi dans le 4e arrondissement de Bangui, a précisé à l'AFP le président de la LCDH, Joseph Bindoumi.

Selon de premiers témoignages non confirmés recueillis par la LCDH, M. Ndjaroua aurait été tué par balles par des agresseurs circulant à moto.

Samedi, le parlementaire assassiné avait fait une intervention remarquée devant le CNT dans laquelle il s'était élevé contre les violences dont sont victimes les ressortissants "cosmopolites" de sa région, autrement dit les musulmans.

Cet assassinat porte à au moins onze le nombre de personnes tuées depuis samedi soir à Bangui, où des pillages de grande ampleur ont été constatés dans le centre-ville.

Selon la LCDH, le domicile de l'ancien ministre de la Justice Arsène Sené a également été pillé dimanche, et un magistrat blessé.

Assassinats, lynchages et pillages restent le lot quotidien en Centrafrique malgré les efforts de 1.600 soldats français de l'opération Sangaris et de 5.500 militaires africains de la Misca pour rétablir l'ordre dans la capitale où exactions et vengeances nourrissent chaque jour la haine après des mois de tueries interreligieuses.

alc/mc/de

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