NOUVELLES
05/02/2014 05:38 EST | Actualisé 07/04/2014 05:12 EDT

Snowden coûtera cher au Pentagone

ASSOCIATED PRESS
Defense Intelligence Agency Director Lt. Gen. Michael Flynn listens on Capitol Hill in Washington, Jan. 29, 2104, as he testifies before the Senate Intelligence Committee hearing on current and projected national security threats against the US. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Le Pentagone devra faire de coûteuses modifications aux programmes et au sein de son personnel en raison des révélations de l'ancien consultant informatique de l'Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) Edward Snowden, a affirmé mardi un haut responsable d'un service de renseignement américain.

Le directeur de l'agence du renseignement de la Défense, le lieutenant-général Michael Flynn, a expliqué devant le comité du renseignement de la Chambre des représentants que son organisation devait tenir pour acquis que M. Snowden avait copié tous les documents auxquels il a eu accès, soulignant que la plupart d'entre eux concernaient des programmes du Pentagone.

Il a précisé qu'à son avis, il faudrait apporter des changements à toutes les branches de l'armée américaine, puisque les enquêteurs devraient considérer ces renseignements comme compromis.

Le directeur national du renseignement, James Clapper, a demandé à M. Snowden et toute personne qui l'aiderait de rendre l'ensemble des documents qui n'ont pas encore été publiés.

Selon les responsables américains, Edward Snowden a téléchargé environ 1,7 million documents lorsqu'il travaillait pour le compte de la NSA. Des représentants ont affirmé sous couvert de l'anonymat que certains de ces documents révélaient l'identité d'agents doubles.

En décrivant les impacts des fuites de ces documents pour les États-Unis, mardi, M. Clapper a pris soin d'éviter de répéter ses commentaires de la semaine dernière.

De passage devant le comité du renseignement du Sénat, il avait alors affirmé qu'il s'agissait du plus important et nuisible vol de renseignements de l'histoire américaine.

M. Clapper s'était fait rappeler à l'ordre par des historiens qui l'avaient questionné à propos des espions russes qui avaient volé des documents confidentiels sur la bombe atomique américaine dans les années 1940.

Lors de son allocution devant la Chambre des représentants, mardi, M. Clapper a plutôt indiqué que l'affaire « pourrait être » la plus importante en matière de vol d'informations.

INOLTRE SU HUFFPOST

Galerie photo Les détournements de l'affaire PRISM Voyez les images