POLITIQUE
04/02/2014 11:20 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Santé : Philippe Couillard tire à boulets rouges sur le gouvernement péquiste

PC

Le chef du Parti libéral du Québec et de l'opposition officielle, Philippe Couillard, dénonce ce qu'il qualifie de recul dans l'accès des Québécois aux services de santé, en raison, dit-il, des mauvaises décisions prises par le gouvernement de Pauline Marois.

Il cite en exemple la suppression de 700 lits dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) et les 100 000 Québécois dont les noms figurent sur les listes d'attente en chirurgie. « Dans trois régions sociosanitaires au Québec, on a reculé en termes d'accès à la chirurgie », dénonce Philippe Couillard.

Ces situations sont le résultat « d'un an et demi d'échecs », et les conséquences commencent à se faire sentir sur les citoyens, affirme Philippe Couillard.

Philippe Couillard étoffe sa critique de chiffres. Il y a eu, dit-il :

  • 50 millions de dollars retirés des budgets des établissements de santé en matière de chirurgies;
  • 400 millions de compressions budgétaires dans les hôpitaux;
  • 100 millions d'autres suppressions qui seront appliquées plus tard

L'accessibilité aux soins de première ligne et aux médecins de famille

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a déposé un plan pour améliorer l'accès aux médecins de famille et à des soins de première ligne. Une première dans le genre, soutient Philippe Couillard. Or, dénonce ce dernier, il n'y a eu aucune réponse du ministère de la Santé et des Services sociaux ni du ministre, « sinon une inaction chronique et une ambiance de confrontation avec les professionnels ».

Du côté de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le porte-parole Jean-Pierre Dion précise que privément, le gouvernement péquiste s'est montré favorable à certains aspects du plan présenté par les médecins. « Mais, on est loin de la mise en oeuvre », affirme M. Dion.

M. Couillard déclare, en substance, que les véritables priorités des Québécois sont la santé et l'économie, pas le port de signes religieux dans l'espace public, faisant référence au projet de loi 60. Selon lui, le gouvernement du Parti québécois ne se préoccupe pas de ce qui importe pour la population.

Sans économie forte, sans finances publiques bien gérées, on ne peut offrir des services adéquats, soutient le chef de l'opposition officielle : « Les gens nous disent qu'on perd du terrain. [Or], l'accès à des services de qualité, dans la sécurité, devrait être la priorité quotidienne ».

Philippe Couillard affirme être entré en politique en 2003 parce que, comme médecin en milieu hospitalier, il s'horrifiait des délais d'attente en chirurgie. Cependant, il s'est défendu mardi, lors de son intervention, de préparer le terrain en vue d'une éventuelle campagne électorale.

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