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04/02/2014 12:24 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Les Bourses européennes se redressent après une ouverture positive de Wall Street

Les Bourses européennes ont clôturé en ordre dispersé mardi après un mauvais début de journée et malgré une forte baisse des marchés asiatiques tirés à la baisse par les craintes sur l'économie mondiale.

Aux alentours de 18H00 (17H00 GMT), les marchés américains évoluaient dans le vert, le Dow Jones gagnant 0,55% et le Nasdaq 1,03%.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en légère hausse (+0,24%), tout comme Madrid (+0,30%) et Milan (+0,60%). Mais Francfort a perdu 0,64%, Londres 0,25% et Zurich 0,18%. L'indice Eurostoxx, qui regroupe les principales valeurs européennes, s'est effrité de -0,05%.

"Après plusieurs jours de baisse, que le marché marque une petite pause n'est pas très étonnant d'autant que les problèmes asiatiques ne sont pas les mêmes que les nôtres", a souligné Mikaël Jacoby, responsable du trading Europe continentale de Oddo Securities.

Plus tôt dans la journée, la Bourse de Tokyo avait terminé sur un plongeon de 4,18%, dans un marché fébrile où les échanges ont été nombreux. C'était la pire séance de la première place asiatique depuis juin 2013.

Hong Kong a cédé 2,89%, Séoul 1,73% et Sydney 1,75%. Shanghaï était fermée pour cause de jour férié.

Cette forte baisse en Asie avait été motivée par le recul la veille de l'indice vedette de Wall Street. Le Dow Jones, avait décroché de 2,08%, après avoir enregistré en janvier son pire mois depuis mai 2012, et son plus mauvais début d'année depuis 2009.

Le chiffre, décevant, de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis publié lundi, a avivé les craintes sur la solidité de la reprise américaine, alors que par ailleurs, les marchés émergents sont fragilisés et que le futur de l'Europe reste incertain.

"Les investisseurs ont été pris par surprise par un ISM manufacturier (américain) bien plus faible qu'attendu", a commenté Michael Hewson, analyste britannique de CMC Market. Pour lui, "la plus grande inquiétude est que ces chiffres marquent le commencement d'une croissance américaine un peu moins ferme".

En outre, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a de nouveau agité l'épouvantail d'un défaut de paiement américain en appelant le Congrès à agir rapidement pour accroître la capacité d'emprunt de la première économie mondiale, capacité qui atteint théoriquement son plafond vendredi.

Parmi les émergents, la Chine était cataloguée à part, compte tenu de la robustesse de sa croissance, mais Pékin a confirmé samedi le ralentissement de sa production manufacturière en janvier à son plus bas niveau en six mois. Un signal également de mauvais augure.

Un analyste de Crédit Agricole, Mitul Kotecha, a estimé qu'"avec la diminution de l'aide monétaire américaine, des inquiétudes variées pour les pays émergents et une croissance plus faible en Chine, nous avons un cocktail pour quelques semaines instables, si ce n'est plus".

"Pas grand chose dans le calendrier"

Ce mardi a donné peu d'occasions d'y voir plus clair car ne figuraient à l'agenda que quelques indicateurs d'importance secondaire.

Pour Craig Erlam, analyste d'Alpari, l'"aversion au risque devrait continuer, en particulier vu qu'il y a peu d'indicateurs économiques publiés en Europe et aux Etats-Unis".

Les prochaines grosses échéances auront lieu jeudi avec la réunion de la Banque centrale européenne et vendredi avec la publication des chiffres américains sur l'emploi.

Du côté des changes, l'euro reculait face au dollar, à 1,3507 dollar vers 17H00 GMT contre 1,3529 lundi vers 22H00 GMT. Face au yen, il se renforçait légèrement à 137,21 yens contre 136,58 la veille.

Le billet vert gagnait du terrain contre le yen à 101,59 contre 100,94 lundi soir.

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