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04/02/2014 10:52 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Les Bourses européennes se redressent après l'ouverture de Wall Street

Les Bourses européennes reprenaient un peu de couleur mardi, dans le sillage d'une ouverture de Wall Street en territoire positif, après les turbulences provoquées la veille par de mauvais indicateurs.

Aux alentours de 16H15 (15H15 GMT), les marchés américains évoluaient dans le vert, le Dow Jones gagnant 0,32% et le Nasdaq 0,66%.

"Il est normal d'observer une tentative de rebond réflexe après les deux séances en très forte baisse de vendredi et lundi", soulignait Fred Dickson de DA Davidson.

En Europe, la Bourse de Paris retrouvait de la vigueur (+0,35%), même si Francfort cédait encore 0,54% et Londres était encore légèrement négative.

"Après plusieurs jours de baisse, que le marché marque une petite pause n'est pas très étonnant d'autant que les problèmes asiatiques ne sont pas les mêmes que les nôtres", a souligné Mikaël Jacoby, responsable du trading Europe continentale de Oddo Securities.

Plus tôt dans la journée, la Bourse de Tokyo avait terminé sur un plongeon de 4,18%, dans un marché fébrile où les échanges ont été nombreux. C'était la pire séance de la première place asiatique depuis juin 2013.

Hong Kong a cédé 2,89%, Séoul 1,73% et Sydney 1,75%. Shanghaï était fermée pour cause de jour férié.

La veille au soir, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, avait décroché de 2,08%, après avoir enregistré en janvier son pire mois depuis mai 2012, et son plus mauvais début d'année depuis 2009.

Le chiffre, décevant, de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis publié lundi, a avivé les craintes sur la solidité de la reprise américaine, alors que par ailleurs, les marchés émergents sont fragilisés et que l'Europe reste face à un futur incertain.

"Les investisseurs ont été pris par surprise par un ISM manufacturier (américain) bien plus faible qu'attendu", a commenté Michael Hewson, analyste britannique de CMC Market. Pour lui, "la plus grande inquiétude est que ces chiffres marquent le commencement d'une croissance américaine un peu moins ferme".

En outre, le secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew, a de nouveau agité l'épouvantail d'un défaut de paiement américain en appelant le Congrès à agir rapidement pour accroître la capacité d'emprunt de la première économie mondiale, capacité qui atteint théoriquement son plafond vendredi.

Parmi les émergents, la Chine était cataloguée à part, compte tenu de la robustesse de sa croissance, mais Pékin a confirmé lundi le ralentissement de sa production manufacturière en janvier à son plus bas niveau en six mois. Un signal également de mauvais augure.

Un analyste de Crédit Agricole, Mitul Kotecha, a estimé qu'"avec la diminution de l'aide monétaire américaine, des inquiétudes variées pour les pays émergents et une croissance plus faible en Chine, nous avons un cocktail pour quelques semaines instables, si ce n'est plus".

"Pas grand chose dans le calendrier"

Ce mardi a donné peu d'occasions d'y voir plus clair car ne figuraient à l'agenda que quelques indicateurs d'importance secondaire.

Pour Craig Erlam, analyste d'Alpari, l'"aversion au risque devrait continuer, en particulier vu qu'il y a peu d'indicateurs économiques publiés en Europe et aux Etats-Unis".

Les prochaines grosses échéances auront lieu jeudi avec la réunion de la Banque centrale européenne et vendredi avec la publication des chiffres américains sur l'emploi.

Du côté des changes, l'euro reculait un petit peu face au dollar, à 1,3502 dollar peu avant 15H20 GMT contre 1,3529 lundi vers 22H00 GMT. Face au yen, il se renforçait légèrement à 137,06 contre 136,58 la veille.

Le billet vert gagnait du terrain contre le yen à 101,51 contre 100,94 lundi soir.

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