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04/02/2014 05:46 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Le coordinateur de la lutte antiterroriste favorable à un PNR européen (presse)

Le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme, Gilles de Kerchove, souhaite que l'UE se dote, à l'instar des Etats-Unis, d'un système de collecte des données fournies par les voyageurs aux compagnies aériennes (PNR) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ont rapporté mardi De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Les données PNR sont les informations fournies par les passagers et recueillies par les transporteurs aériens au cours des procédures de réservation et d'enregistrement. Elles comportent des informations telles que le nom du passager, les dates et l'itinéraire du voyage, des informations relatives au billet, l'adresse et les numéros de téléphone, les moyens de paiement utilisés, le numéro de carte de crédit, l'agence de voyage, le numéro de siège et des informations relatives aux bagages.

A l'aide de ces données, la police et les services de sécurité pourraient traquer les départs pour la Syrie de manière plus efficace, estime Gilles de Kerchove, cité par les deux journaux belges néerlandophones.

Gilles de Kerchove avait plaidé en faveur de ce PNR européen lors d'un entretien accordé à l'AFP le 24 janvier en marge d'une réunion informelle des ministres de l'Intérieur de l'UE à Athènes consacrée aux problèmes posés par les jeunes européens enrôlés pour combattre en Syrie.

"Le Code Schengen dit qu'on ne peut pas contrôler systématiquement les Européens à l'entrée et à la sortie. On ne peut pas vérifier les noms sur toutes les bases de données, seulement vérifier les passeports, mais on ne peut le faire que ponctuellement, pas systématiquement", avait-il souligné.

Un fichier de données passagers des avions " "est le système le plus efficace pour détecter des personnes qu'on ne connait pas", avait-il plaidé.

La Commission européenne a présenté un proposition et une majorité de gouvernements européens y est favorable, mais le Parlement européen rechigne.

Appelée à se prononcer en avril dernier sur la création d'un PNR européen, la commission des Libertés civiles du Parlement européen avait retoqué cette proposition à une courte majorité.

"Que fait-on si ces données personnelles sont transmises à des tiers ou sont détournées? Il ne s'agit pas seulement des données de combattants mais de citoyens lambda", s'est demandé l'eurodéputé socialiste belge Saïd El Khadraoui.

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