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04/02/2014 04:01 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Journalistes en Egypte: la Maison Blanche dit sa "profonde préoccupation"

Les Etats-Unis ont renouvelé mardi leurs critiques contre le traitement des journalistes en Egypte, la Maison Blanche affirmant que ce dossier constituait un sujet de "profonde préoccupation" pour elle.

La semaine dernière, le parquet égyptien a annoncé que 20 journalistes de la télévision qatarie Al-Jazeera allaient être jugés, dont quatre étrangers accusés notamment d'avoir diffusé de "fausses nouvelles". Des défenseurs des droits de l'homme se sont alarmés de la régression de la liberté de la presse dans le pays.

"Les restrictions à la liberté d'expression en Egypte sont inquiétantes, et cela comprend le fait que des journalistes et universitaires, égyptiens et étrangers, soient visés pour avoir tout simplement exprimé leurs opinions", a commenté Jay Carney, porte-parole de l'exécutif américain.

Ces personnes, "quelles que soient leur affiliations, devraient être protégées et se voir permettre de faire librement leur travail en Egypte", a ajouté M. Carney pendant son point de presse quotidien.

"La transition (politique) en Egypte ne peut aller de l'avant que si tous les Egyptiens sont libres de s'exprimer pacifiquement, sans crainte", a-t-il ajouté, soulignant que le gouvernement égyptien avait la responsabilité de protéger ces libertés.

"Nous avons exhorté le gouvernement à abandonner ces accusations et à libérer les journalistes et universitaires qui ont été arrêtés", a assuré M. Carney.

Expressément interrogé sur une éventuelle interruption de l'aide américaine à l'Egypte si cette répression se poursuivait, M. Carney n'a pas répondu, se bornant à répéter que son pays avait exprimé son inquiétude aux dirigeants égyptiens.

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