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04/02/2014 05:17 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Dépenses électorales : la part du lion pour Équipe Labeaume

Équipe Labeaume a dépensé presque 100 000 $ de plus que Démocratie Québec lors de la dernière campagne électorale.

C'est ce que révèlent les rapports des dépenses rendus publics par la Ville de Québec. Les partis politiques avaient jusqu'à lundi soir pour les déposer.

Ainsi, l'équipe du maire Régis Labeaume a dépensé 248 700 $ en 44 jours de campagne contre 157 400 $ pour le parti Démocratie Québec de David Lemelin.

Le chef de Démocratie Québec, David Lemelin, convient que son organisation n'a pas réussi à amasser autant d'argent en dons qu'elle ne l'aurait souhaité.

Néanmoins, le jeune parti termine l'exercice sans dette. « On a fait le choix à Démocratie Québec de respecter le budget qu'on avait », dit-il.

Une bonne partie de ces sommes a été utilisée pour faire de la publicité. Pour Équipe Labeaume, 65 % du budget, soit 162 000 $, a été déboursé pour des pancartes et autres items promotionnels.

Pour Démocratie Québec, cela représente 58 % du budget, soit 91 000 $ qui ont été dépensés pour se faire connaître.

Le chef David Lemelin aurait aimé avoir plus d'argent pour mieux vendre les idées du parti, mais devant la popularité du maire Labeaume, il doute que cela aurait pu changer l'issue du scrutin.

« C'est sûr qu'on aurait aimé avoir plus d'exposure, mais le nerf de la guerre, est-ce l'argent tant que ça quand un maire est extrêmement connu? Il aurait peut-être fallu mettre un million de dollars pour essayer de rivaliser à cet égard là », explique-t-il.

Seuls trois candidats de Démocratie Québec ont réussi à se faire élire dans les 21 districts.

Les chiffres rendus publics par la Ville de Québec ne fournissent pas d'information sur la provenance des dons. Le tout sera dévoilé plus tard.

Le maire Labeaume qui est revenu de son voyage à New York en fin de journée mardi n'a pas encore fait de commentaire.

Par ailleurs, le chef de Démocratie Québec, qui est resté plutôt discret depuis la défaite du 3 novembre, affirme ne pas avoir pris de décision quant à son avenir au sein du parti.

Un texte de Louise Boisvert