NOUVELLES
04/02/2014 11:29 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

CPI : le jugement contre l'ex-chef de milice congolais Katanga reporté au 7 mars

Le jugement contre l'ancien chef de milice congolais Germain Katanga, prévu vendredi, a été reporté au 7 mars, a annoncé mardi la Cour pénale internationale, qui l'accuse d'une attaque ayant fait quelque 200 morts dans un village de l'Ituri (est de la RDC).

"La date initiale du 7 février a été modifiée car un des juges est actuellement indisponible pour des raisons de santé", a indiqué la CPI dans un communiqué. Ce jugement est le troisième de la CPI, entrée en fonction en 2003 à La Haye.

M. Katanga, 35 ans, était selon l'accusation le commandant des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI) , une milice dont de nombreux membres, des ethnies Lendu et Ngiti, sont soupçonnés d'avoir participé à des massacres à caractère ethnique dirigés contre les Hema.

Les affrontements interethniques entre milices qui se disputent les terres de l'Ituri, riche en ressources naturelles, dont l'or, le pétrole ou les diamants, avaient débuté en 1999 et ont, selon l'accusation, "dévasté" la zone. Selon les ONG, ces violences ont fait plus de 60.000 morts.

Germain Katanga est poursuivi à La Haye, où il est écroué depuis 2007, pour l'attaque du village de Bogoro, d'ethnie Hema, le 24 février 2003 en Ituri. Il est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Le bureau du procureur l'accuse d'avoir mené les FRPI dans cette attaque, au cours de laquelle les combattants du FRPI se sont rendus coupables, entre autres, de meurtres, viols, pillages et destructions de biens.

L'attaque, qui avait notamment comme finalité de prendre le contrôle d'une route voisine, ne visait pas uniquement un camp militaire de leurs ennemis de l'Union des Patriotes congolais, mais également la population civile du village, selon l'accusation.

Son ancien co-accusé, Mathieu Ngudjolo Chui, avait été acquitté en décembre 2012. Il était poursuivi pour la même attaque en tant que chef d'une autre milice mais les juges ont estimé que certains témoins de l'accusation n'étaient pas assez fiables.

Les deux hommes ont fait l'objet du même procès, commencé le 24 novembre 2009 et achevé le 23 mai 2012, mais les deux affaires avaient ensuite été disjointes en novembre 2012.

ndy/sd