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04/02/2014 05:54 EST | Actualisé 06/04/2014 05:12 EDT

Aux JO, on doit pouvoir dire sa différence (ministre allemand des Sports)

Le ministre allemand de l'Intérieur Thomas de Maizière, en charge des Sports, a plaidé pour que les différences puissent s'exprimer aux Jeux olympiques, à quelques jours de l'ouverture de JO d'hiver en Russie critiqués par des ONG.

"Durant les jeux Olympiques d'été ou d'hiver, il faut que l'on puisse voir s'exprimer clairement les différences d'origines ou d'opinions", a dit ce proche de la chancelière Angela Merkel dans une interview à l'agence SID, filiale d'information sportive de l'AFP, inerrogé sur la question des droits de l'Homme.

"Et cela (...) aussi dans le pays accueillant ce genre de manifestations, et donc je pars du principe que cela (le respect des droits de l'homme, ndlr) doit être aussi un critère important de sélection" des villes candidates pour organiser les JO, a-t-il déclaré dans cet entretien réalisé lundi.

"Je me réjouis des débats lancés par le président allemand Thomas Bach qui ont commencé au CIO", le Comité international olympique, a-t-il également dit.

"Les Jeux sont maintenant attribués longtemps à l'avance, c'est pourquoi j'attends des changements seulement pour les prochaines attributions. Et pour ce qui est des circonstances actuelles, nous devons faire avec", a poursuivi M. de Maizière.

Le président du CIO, Thomas Bach, s'est récemment dit convaincu que le sport allait reprendre ses droits sur les préoccupations politiques dès l'arrivée des athlètes à Sotchi pour les jeux Olympiques d'hiver, du 7 au 23 février.

Jusqu'à présent, les prochains JO ont fait surtout parler d'eux pour leurs coûts faramineux, les allégations de corruption, les menaces terroristes des rebelles du Caucase ou la loi russe interdisant la "propagande" homosexuelle devant des mineurs.

Le ministre de l'Intérieur représentera l'Allemagne aux JO de Sotchi. A l'instar des président*s américain Barack Obama et français François Hollande, le président allemand Joachim Gauck ne s'y rendra pas, une décision qui a été interprétée comme un signe de protestation contre les violations des droits de l'homme en Russie dénoncée par plusieurs ONG.

sid-esp/fjb/ros