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03/02/2014 03:39 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Iran: une importante délégation économique française à Téhéran

Une importante délégation économique française est arrivée lundi à Téhéran pour reprendre contact avec l'Iran en attendant la conclusion d'un accord global sur le nucléaire, selon l'agence officielle Irna.

La délégation de plus de 110 membres est selon Irna "la plus importante délégation économique et commerciale française et européenne" à se rendre en Iran. Elle succède à des délégations venues d'Italie, d'Allemagne, d'Autriche, du Portugal, de Corée du sud ou de Turquie.

Cette visite, qui doit durer jusqu'à mercredi, est organisée par le Medef, première organisation patronale française.

"Une nouvelle page commence dans les relations entre l'Iran et l'Europe", a déclaré Mohammad Nahavandian, chef du bureau du président de la République en recevant les entrepreneurs français, a rapporté Irna.

Aucun accord ne sera signé au cours de cette visite qui vise principalement à préparer le retour des entreprises françaises en Iran -un marché de 76 millions d'habitants- en cas de conclusion d'un accord définitif sur le programme nucléaire contesté de Téhéran.

La délégation rassemble "des grands groupes mais aussi des petites et moyennes entreprises (PME), qui viennent pour des raisons différentes", a expliqué à l'AFP Thierry Courtaigne, vice-président du Medef international.

"Certains viennent pour actualiser leurs dossiers ou prendre des contacts entre professionnels (car) ça n'existe pas de signer des contrats du jour au lendemain", a-t-il ajouté.

L'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu un accord intérimaire de six mois sur le dossier nucléaire qui est entré en application le 20 janvier. Les discussions doivent reprendre le 18 février à Vienne, pour trouver un accord global assurant que la nature du programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique. Un tel accord devrait conduire à la levée des sanctions économiques qui frappent durement l'économie iranienne.

"Les représentants étaient informés dès le début des conditions de la visite, de l'accord intérimaire. On ne s'amuse pas avec la réalité", a souligné M. Courtaigne.

La délégation française doit participer mardi à une rencontre avec des homologues iraniens organisée par le ministère de l'Industrie, des mines et du commerce. Aucune rencontre avec des responsables politiques n'est prévue.

Les représentants des grandes entreprises comme les constructeurs automobiles Peugeot et Renault, acteurs majeurs du marché automobile iranien jusqu'à l'année dernière, ou encore le pétrolier Total font partie de la délégation.

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