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03/02/2014 11:00 EST | Actualisé 05/04/2014 05:12 EDT

Burundi: cinq soldats tués dans une attaque armée

Cinq soldats ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans les marais de la Rukoko, au nord de la capitale burundaise Bujumbura, lors d'une attaque revendiquée par une aile dissidente du principal parti d'opposition FNL (Forces nationales de libération), a-t-on appris de sources concordantes.

"Hier soir, nos combattants ont attaqué une position de l'armée burundaise dans la Rukoko, à la hauteur de Gihanga (20 km au nord de Bujumbura) (...), ils ont tué cinq soldats, récupéré deux armes lourdes, trois kalashnikovs, des grenades et des munitions, avant de se replier après avoir incendié la position", a affirmé à l'AFP Eraste Dondogori, porte-parole de l'aile dissidente des FNL, ex-rébellion burundaise devenue ces dernières années un parti légal.

Ces combats ont duré plusieurs heures, a poursuivi le porte-parole.

"Nous avons décidé d'intensifier nos attaques, à partir de maintenant", a-t-il menacé. Des habitants de cette zone contactés par l'AFP ont confirmé ces combats en parlant de crépitements d'armes et d'explosions de grenades qui ont duré plus de deux heures.

Le porte-parole de l'armée, le colonel Gaspard Baratuza, a aussi confirmé l'attaque, qualifiant les agresseurs de "groupe d'aventuriers" et assurant cependant qu'ils avaient tiré du territoire de République démocratique du Congo (RDC) voisine.

"Un soldat a été blessé par ces tirs lointains qui ont cessé après une demi-heure, mais ces aventuriers n'ont jamais pénétré en territoire burundais", a-t-il ajouté.

Les élections générales de 2010 remportées haut la main par le président burundais Pierre Nkurunziza et son parti avaient été suivies de nombreuses attaques revendiquées par de nouvelles rébellions, réprimées dans le sang, ce qui avait fait craindre à de nombreux observateurs la résurgence de nouvelles violences au Burundi.

Le petit pays d'Afrique des Grands Lacs a été frappé de longues années par une sanglante guerre civile. "Depuis une année, on n'avait plus entendu parler de tels groupes, même si de temps en temps ils tirent de loin sur nos positions", a ajouté le colonel Baratuza.

Selon lui, ce relatif calme était "le résultat des opérations menés par l'armée contre ces aventuriers". Selon des sources concordantes, malgré ses dénégations, l'armée burundaise a mené de nombreuses opérations contre ces groupes dans l'est de la RDC.

esd/aud/jmc