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02/02/2014 04:05 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Syrie: Washington dément avoir proposé des discussions directes à Damas

Le département d'Etat américain a démenti dimanche avoir proposé à la délégation syrienne à la conférence de paix en Suisse des discussions directes, comme l'a affirmé le chef de la diplomatie syrienne.

Les Etats-Unis ont proposé aux Syriens des contacts "au niveau des collaborateurs" sous l'égide conjointe du représentant spécial Lakhdar Brahimi et des Nations unies "parce que nous nous efforçons à mettre fin aux souffrances du peuple syrien, comme nous le faisons depuis le début du conflit", à déclaré à l'AFP le porte-parole du département d'Etat, Mme Jennifer Psaki.

"A aucun moment les Etats-Unis ont proposé de négocier directement avec le régime syrien", a-t-elle dit, excluant totalement tout excuse du secrétaire d'Etat John Kerry pour "avoir dit la vérité au sujet de la brutalité du régime Assad envers son peuple".

Le chef de la diplomatie syrienne a affirmé samedi que sa délégation à la conférence de paix en Suisse avait rejeté une demande américaine de discussions directes, exigeant auparavant des excuses de son homologue John Kerry pour des propos tenus à Montreux.

"A Montreux, les Américains nous ont demandé de négocier directement avec eux", a déclaré Walid Mouallem dans l'avion qui le ramenait à Damas après dix jours de négociations en Suisse, et dont les propos ont été rapportés par l'agence officielle Sana.

"Mais nous avons refusé tant que John Kerry ne se sera pas excusé pour ce qu'il a dit lors de la conférence", a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le secrétaire d'Etat américain avait déclaré que le président Bachar al-Assad ne ferait pas partie d'un gouvernement de transition.

"Il est impossible, inimaginable que cet homme qui a exercé une telle violence contre son propre peuple puisse conserver la légitimité pour gouverner", avait-il dit.

Les négociations entre opposition et régime qui se sont tenues durant dix jours en Suisse n'ont abouti à aucun résultat concret. Le régime s'est focalisé sur la question du "terrorisme", le terme qu'il utilise pour désigner les rebelles qui veulent le renverser.

Une deuxième session de négociations devrait s'ouvrir le 10 février. L'opposition a déjà annoncé sa participation, tandis que M. Mouallem a déclaré que la délégation syrienne attendait encore les directives de Damas.

Depuis le début du conflit en mars 2011, plus de 136.000 personnes ont été tuées en Syrie, selon l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, et plus de 2,4 millions de personnes ont fui le pays.

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