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02/02/2014 08:01 EST | Actualisé 04/04/2014 05:12 EDT

Iran: des responsables anti-corruption arrêtés pour fraude

Plusieurs responsables d'un service de lutte contre la corruption ont été arrêtés en Iran pour des soupçons de fraude, a annoncé dimanche le ministère de la Justice.

"Certains de nos collègues au sein de l'Organisation gouvernementale des peines discrétionnaires (GDPO) ont été corrompus", a indiqué le ministre, Mostafa Pour-Mohammadi, cité par l'agence Fars.

"Plus de dix personnes du GDPO, pour la plupart des responsables et des consultants, ont été arrêtés et interrogés," a-t-il ajouté.

Selon son site officiel, le GDPO a été créé pour lutter contre la criminalité économique et financière. Dans le droit pénal musulman, les peines discrétionnaires varient selon la gravité du crime.

En décembre, le président modéré Hassan Rohani a lancé une grande campagne de lutte contre "la corruption (...) en particulier de ceux qui ont tiré profit des sanctions économiques".

L'Iran est soumis depuis 2006 à une série de sanctions économiques internationales pour pousser la République islamique à stopper son programme nucléaire, soupçonné par les Occidentaux et Israël de cacher un volet militaire, ce que nie Téhéran.

Fin décembre, l'Iran avait arrêté Babak Zanjani, un influent homme d'affaires considéré comme un acteur clé du contournement des sanctions, et accusé de ne pas avoir restitué au gouvernement iranien plusieurs milliards de dollars.

Selon le Trésor américain, M. Zanjani était le cerveau d'un réseau destiné à déplacer du pétrole et de l'argent au profit de l'Iran, avec l'aide d'une société suisse et d'une banque en Malaisie, pour contourner les sanctions qui étouffent l'économie iranienne.

Il dirige un conglomérat composé de 65 sociétés lui rapportant chaque année six à sept milliards de dollars, selon son site internet.

Son empire est devenu l'objet de l'attention des autorités iraniennes depuis l'arrivée au pouvoir du président Rohani.

Selon des médias iraniens, M. Zanjani était également impliqué dans des ventes d'or par la Turquie à l'Iran, une affaire qui a déclenché une vaste enquête pour corruption et éclaboussé le Premier ministre turc Recep Tayyip Ergodan.

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