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01/02/2014 11:23 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Syrie: l'ONU utilise tout son poids diplomatique pour parvenir à une solution

BERLIN - Le secrétaire général des Nations unies a pressé les États-Unis et la Russie d'assurer que les négociations de paix visant à mettre fin à la violente guerre civile en Syrie reprennent rapidement, alors que le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré samedi qu'il était «très difficile» d'amener le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad de faire des concessions.

Une première semaine de discussions tenues à Genève a pris fin vendredi sans progrès réel et aucun engagement, de la part de la délégation gouvernementale, à revenir le 10 février pour s'entretenir de nouveau avec l'opposition soutenue par l'Occident, tel que suggéré par le médiateur onusien Lakhdar Brahimi.

Lors d'une conférence internationale sur la sécurité à Munich, Ban Ki-moon a dit avoir pressé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d'État américain John Kerry «de faire usage de leur influence pour s'assurer que les discussions iront de l'avant tel que prévu le 10 février».

Les États-Unis ont insisté sur le fait qu'al-Assad ne pouvait faire partie d'un gouvernement transitoire et avait perdu sa légitimité politique, tandis que la Russie a toujours été un fidèle allié du régime.

De son côté, M. Ban a entre autres réclamé aux parties qu'elles permettent «l'accès sans restriction aux organismes d'aide humanitaire en vertu du droit international».

Un accord pour dépêcher des convois d'aide dans la ville de Homs (centre) est demeuré lettre morte, le gouvernement et l'opposition s'accusant mutuellement d'empêcher l'entrée de l'aide humanitaire dans la ville en état de siège depuis près de deux ans.

Washington et Moscou se disent tous deux favorables à l'acheminement de cette aide, mais soutiennent que tous les camps doivent collaborer pour y parvenir.

La question de la délégation de l'opposition, qui ne contrôle pas tous les groupes rebelles armés en Syrie, a également fait l'objet de discussions entre MM. Lavrov et Kerry.