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01/02/2014 05:31 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis et l'UE "au côté du peuple ukrainien dans son combat" (Kerry)

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a apporté samedi le soutien américain et européen aux opposants ukrainiens, affirmant que "les Etats-Unis et l'Union européenne se tiennent au côté du peuple ukrainien dans son combat" pour se rapprocher de l'Europe.

"Ils se battent pour le droit de s'associer à des partenaires qui les aideront à réaliser leurs aspirations. Ils considèrent que leur avenir ne dépend pas d'un seul pays et certainement pas sous la contrainte", a affirmé le chef de la diplomatie américaine dans une allusion à la Russie, lors d'un discours prononcé à la Conférence de Munich sur la sécurité.

La prise de position de John Kerry est la plus forte exprimée à ce jour par Washington en faveur de l'opposition. Le chef de la diplomatie américaine doit également rencontrer dans l'après-midi à Munich les dirigeants de l'opposition ukrainienne.

S'il a concédé la présence d'"éléments répugnants dans les rues" de Kiev après que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov eut mis en avant le rôle de néo-nazis dans les manifestations, John Kerry a jugé que "la vaste majorité des Ukrainiens veulent vivre librement dans un pays sûr et prospère".

"Ils se battent pour le droit de s'associer à des partenaires qui les aideront à réaliser leurs aspirations", a-t-il insisté.

Ces aspirations sont selon lui "étouffées par les intérêts d'oligarques corrompus" qui "utilisent l'argent pour étouffer l'opposition, pour acheter des hommes politiques et des médias et affaiblir l'indépendance de la justice et les droits des ONG".

Le mouvement de contestation né du refus de Viktor Ianoukovitch fin novembre de signer un accord d'association avec l'UE, y préférant un rapprochement avec Moscou, s'est transformé en une crise profonde qui inquiète de plus en plus à l'étranger.

Le chef de la diplomatie américaine a également considéré que les événements en Ukraine ne devaient pas être perçus par Moscou comme une menace pour ses intérêts.

"La Russie et les autres pays ne devraient pas voir l'intégration européenne de ses voisins comme un jeu à somme nulle", a-t-il considéré.

mra/jri/pt