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01/02/2014 11:22 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Défense aérienne: la Chine accuse le Japon d'aviver les tensions avec des rumeurs

La Chine a accusé les forces conservatrices japonaises d'aviver les tensions régionales en "montant en épingle" des "rumeurs" selon lesquelles Pékin projetait d'instaurer une nouvelle zone d'identification de la défense aérienne en Asie du Sud-Est.

"Les forces de la droite nippone ont récemment monté en épingle un pseudo-projet chinois d'une zone d'identification de la défense aérienne en mer de Chine méridionale", a affirmé le ministère chinois des Affaires étrangères.

"Nous mettons en garde ces forces de ne pas aviver les tensions en propageant des rumeurs pour leurs propres intérêts égoïstes", a-t-il ajouté dans un communiqué publié samedi soir.

Le quotidien japonais Asahi Shimbun a récemment rapporté que la Chine avait jeté les bases d'un projet d'une nouvelle zone de défense aérienne qui inclurait les îles Paracels, petit archipel sous le contrôle de Pékin mais revendiqué par le Vietnam.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, y compris des zones très éloignées de ses côtes.

Cela a conduit vendredi le département d'Etat américain à mettre en garde Pékin contre une telle initiative, qui serait considérée comme "un acte provocateur et unilatéral qui augmenterait les tensions et compromettrait sérieusement l'engagement de la Chine à régler par la diplomatie les différends géopolitiques de la région".

Mais Pékin a balayé cet avertissement en mettant en avant sa souveraineté en matière de défense.

"La Chine en tant qu'Etat souverain a toute légitimité pour agir dans le domaine de sa sécurité aérienne, y compris en mettant en place une zone d'identification de la défense aérienne", a assuré le ministère chinois des Affaires étrangères.

Pékin avait déclenché une tempête diplomatique en instaurant unilatéralement en novembre 2013 une "zone d'identification de la défense aérienne" sur une grande partie de la mer de Chine orientale, dont le tracé incluait des îles sous contrôle japonais mais revendiquées par la Chine.

seb/mf