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01/02/2014 07:16 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Des jihadistes du Sinaï égyptien revendiquent un tir de roquette sur Israël

Un groupe jihadiste basé dans le Sinaï égyptien a affirmé samedi avoir tiré une roquette sur la station balnéaire d'Eilat dans le sud d'Israël, après avoir revendiqué des tirs similaires il y a moins de deux semaines.

Depuis que les militaires égyptiens ont destitué début juillet le président islamiste Mohamed Morsi, le Nord-Sinaï est le théâtre quotidien de violences menées par des combattants islamistes radicaux, qui y ont établi leur base-arrière. Ansar Beit al-Maqdess qui a revendiqué les tirs de roquettes sur Eilat a affirmé en sept mois être responsables de nombreuses attaques, tant contre l'Etat hébreu que contre les forces de l'ordre égyptienne.

La roquette tirée vendredi a été interceptée et détruite en vol vendredi soir, selon la police israélienne, mais Ansar Beit al-Maqdess (Les Partisans de Jérusalem), qui dit s'inspirer d'Al-Qaïda, menace dans son texte posté sur un forum jihadiste de nouvelles attaques alors que le 20 janvier déjà, il avait revendiqué le tir de deux roquettes sur Eilat, qui n'avaient pas fait de blessés.

"Sachez, Juifs, que rien ne pourra nous arrêter dans notre combat contre vous, même si vous levez toutes les armées du monde", promet le communiqué.

Depuis l'éviction de Morsi, policiers et soldats mènent une répression sanglante des manifestants pro-Morsi --plus de 1.400 morts selon Amnesty International-- et l'armée mène une opération d'envergure dans le Sinaï pour en déloger les jihadistes qui, en représailles, ont multiplié les attaques, faisant des dizaines de morts dans les rangs des forces de l'ordre.

Vendredi, l'armée a affirmé y avoir tué sept insurgés, liés selon elle aux Frères musulmans, l'influente confrérie de M. Morsi récemment déclarée "terroriste", dans un raid aérien mené jeudi soir.

Cette attaque aérienne intervient après qu'Ansar Beit al-Maqdess a affirmé avoir abattu il y a une semaine un hélicoptère de l'armée dans la zone.

Cette semaine, Ansar Beit al-Maqdess a également revendiqué l'assassinat d'un haut responsable de la police au Caire et l'attaque d'un gazoduc dans le Sinaï, menaçant de s'en prendre à l'homme fort du pays, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, à qui l'armée a demandé de postuler à la magistrature suprême, et au ministre de l'Intérieur.

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