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01/02/2014 07:19 EST | Actualisé 03/04/2014 05:12 EDT

Bulgarie: le président veut l'ouverture complète des archives communistes

Le président bulgare Rossen Plevneliev a demandé samedi la prochaine ouverture totale des archives des services secrets communistes, 25 ans après la chute du régime le 10 novembre 1989.

"Au bout de 25 ans, il n'y a plus à garder des secrets (...) Tous les citoyens, les élèves et les étudiants ont le droit d'apprendre sans intermédiaire la vérité sur le pouvoir totalitaire", a-t-il souligné dans une déclaration radiotélévisée.

M. Plevneliev, un conservateur, a qualifié de "pire vice de la transition" post-communiste l'absence d'une analyse approfondie du totalitarisme.

Depuis 2007, une commission ouvre systématiquement les dossiers des ministres, des diplomates, des candidats aux élections, des responsables des médias et d'entrepreneurs s'étant enrichis sans rembourser leurs crédits bancaires.

La révélation des noms des ex-agents et collaborateurs est sans conséquence légale. Cependant le gouvernement avait rappelé en 2011, dans ce contexte, des dizaines d'ambassadeurs dont ceux en poste à Berlin, Athènes, Pékin, Stockholm, et auprès de l'ONU et de l'Unesco.

La loi en vigueur -- que certains députés, notamment socialistes, souhaitent suspendre -- prévoit que les archives des services secrets soient toutes publiées à terme sur internet.

La Bulgarie commémorait samedi les victimes du régime communiste. Le 1er février 1945 un tribunal communiste avait condamné à mort les ministres de quatre gouvernements, les régents du dernier roi Siméon II et les conseillers royaux, ainsi que 67 députés.

En 1945-46 ce tribunal avait condamné 11.000 personnes au total dont 2.816 à mort et 1.233 à perpétuité, a rappelé samedi à l'agence Focus Drago Mihalev, le président de l'Union des victimes des répressions.

vs/cs/abk