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31/01/2014 08:30 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Yémen: 15 soldats tués par des membres présumés d'Al-Qaïda dans le Sud (sécurité)

Quinze soldats ont été tués vendredi par des hommes armés soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda dans une attaque contre un barrage de l'armée dans la ville historique de Shibam, dans le sud-est du Yémen, a indiqué un responsable de sécurité.

"Des hommes armés non identifiés et soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda ont attaqué un barrage de l'armée à Shibam, tuant 15 soldats et en blessant plusieurs autres", a indiqué cette source précisant qu'il y avait des victimes parmi les assaillants.

Ces informations ont été confirmées par une source militaire dans la province du Hadramout, où se trouve la ville de Shibam.

"Les assaillants ont attaqué cinq soldats qui fouillaient leurs véhicules au barrage et s'en sont pris aux autres militaires en train de déjeuner après la prière de midi", a précisé cette source.

"Al-Qaïda a profité de la tension qui règne dans la province du Hadramout pour mener cette lâche attaque", selon le responsable de sécurité, s'exprimant sous couvert d'anonymat.

La vaste province du Hadramout est secouée depuis le 20 décembre par un mouvement de protestation contre les autorités de Sanaa après la mort d'un chef tribal dans un accrochage avec l'armée.

Les officiers de l'armée, du renseignement et des autres services de sécurité sont régulièrement visés par Al-Qaïda dans le sud et le sud-est du Yémen, où des dizaines d'entre eux ont été tués ces derniers mois.

Un soldat a été tué et deux autres blessés jeudi soir dans une autre attaque menée par des "éléments terroristes" contre un barrage de l'armée dans la province d'Al-Bayda, dans le centre du Yémen, a rapporté l'agence officielle Saba.

Le Yémen abrite Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), considéré par les Etats-Unis comme l'émanation la plus dangereuse du réseau.

Le réseau avait profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l'insurrection populaire contre l'ancien président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer son emprise dans ces régions. En juin 2012, il avait été chassé d'une partie du sud par une offensive de l'armée.

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