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31/01/2014 05:30 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Une chapelle pour l'amour de la musique

La Chapelle historique du Bon-Pasteur, à Montréal, célèbre ses 25 ans. C'est l'histoire d'un quatuor amoureux entre un lieu, son directeur, les artistes et le public.

Un reportage de Michel Désautels Twitter Courriel à Désautels le dimanche

Pendant plus de 140 ans, l'immeuble de pierre grise de la rue Sherbrooke Est a été occupé par les sœurs de la communauté de Notre-Dame du Bon-Pasteur. Puis, il y a un quart de siècle, le lieu rénové a été intégré au réseau naissant des Maisons de la culture de Montréal.

Ce qui s'est passé par la suite mérite qu'on s'y attarde. Sous la direction de Guy Soucie, agent culturel de la Ville de Montréal, cette Maison consacrée à la musique a précisé son mandat, créé des liens avec le milieu musical et développé un public qui a adopté le lieu et les artistes qui s'y produisent.

Un piano remarquable

J'ai visité la Chapelle pour la première fois il y a 25 ans. Je me souviens du calme du lieu, de l'élégance sobre des salles, des gris dont on avait peint murs et plafonds et, au centre de la scène, du magnifique Fazioli noir. Ce piano à queue remarquable avait suscité tout un débat, certains croyant qu'il était indécent de payer plus de 60 000 $ un instrument de musique pour une Maison de la culture.

Le directeur de la Chapelle, Guy Soucie, y tenait, s'est battu et a gagné sa bataille. Résultat : depuis, des centaines d'artistes ont voulu en jouer, voire enregistrer des disques, tellement le mariage du lieu et de l'instrument est harmonieux.

Par deux fois, l'administration municipale a voulu fermer la Chapelle ou en changer la vocation. Dans une rare unanimité, les milieux musicaux se sont mobilisés et la Ville a dû reculer dans ce dossier. Et on peut donc célébrer cette année le 25e anniversaire de la Chapelle historique du Bon-Pasteur.

Jeudi, j'ai rencontré Guy Soucie dans sa Chapelle. La pianiste Louise Bessette, une habituée de longue date de la salle de spectacle, répétait les pièces qu'elle interprètera en concert le 12 février, le second d'une série de quatre événements présentant des compositions contemporaines liées d'une manière ou d'une autre à l'histoire de la Chapelle. On peut l'entendre jouer Cosmographie du compositeur montréalais Sean Pepperall.

Et vous? En vue de l'émission, nous vous posons la question : avez-vous accès dans votre communauté à des lieux de culture? Répondez-nous dans les commentaires ci-dessous.