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31/01/2014 01:07 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Un ex-garde du corps de Mobutu condamné en France à 20 ans pour avoir tué 4 de ses enfants

Un ancien garde du corps de l'ex-président zaïrois Mobutu Sese Seko a été condamné à vingt ans de prison vendredi par un tribunal à Nancy, dans l'est de la France, pour avoir tué quatre de ses enfants dans un incendie volontaire en 2009.

Lombo Mundeke, 57 ans, a été reconnu coupable d'avoir délibérément mis le feu à l'appartement familial, au septième étage d'un immeuble de Nancy, le matin du 24 juin 2009, alors qu'il veillait seul sur quatre de ses enfants, âgés de 2 à 7 ans.

L'avocat général avait requis 25 ans de réclusion criminelle plus tôt dans la journée. M. Mundeke, qui a fui la République démocratique du Congo (anciennement Zaïre) après la chute de Mobutu en 1997 avant de s'installer en France en 2000, a toujours répété qu'il n'avait nullement l'intention de tuer ses enfants.

Selon la mère des victimes, qui était sa compagne au moment des faits, M. Mundeke aurait commis ce geste pour se "venger" d'elle alors qu'elle s'apprêtait à le quitter et s'installer dans un autre appartement avec ses enfants.

M. Mundeke avait été secouru par les pompiers, gisant dans la cuisine, mais les quatre enfants sont morts intoxiqués par la fumée dans une chambre située près du foyer de l'incendie.

Tout au long de son procès qui s'était ouvert mardi, M. Mundeke a soutenu que c'était probablement les enfants qui avaient mis le feu à l'appartement en jouant avec des allumettes.

Toutes les différentes expertises, sans apporter de preuves accablantes de sa culpabilité, ont cependant contredit sa version des faits, par ailleurs très confuse.

Une expertise incendie a ainsi exclu toute origine accidentelle du sinistre et l'enquête de police a privilégié une mise à feu volontaire par un adulte, plutôt que l'hypothèse avancée par l'accusé. Des débris d'allumettes ont été retrouvés dans plusieurs endroits de l'appartement et la boîte d'allumettes, rangée au-dessus du buffet de la cuisine, était hors de portée des enfants, selon les enquêteurs.

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