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31/01/2014 12:41 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Syrie: le régime responsable du manque de progrès à Genève (Amis de la Syrie)

Les onze principaux pays du Groupe des Amis de la Syrie, qui soutiennent l'opposition syrienne, ont accusé vendredi le régime de Damas d'être responsable du manque de progrès dans la première série de négociations qui vient de s'achever à Genève.

"Le régime est responsable de l'absence de réel progrès dans le premier round de négociations", a déclaré le groupe (Egypte, France, Allemagne, Italie, Jordanie, Qatar, Arabie Saoudite, Turquie, Emirats arabes unis, Grande-Bretagne, Etats-Unis) dans un communiqué publié à Paris, accusant Damas d'avoir pratiqué l'"obstruction" au cours des négociations.

"Nous sommes scandalisés par la poursuite du régime de sa stratégie +mourrez de faim ou rendez vous+ qui empêche des centaines de milliers de personnes à Damas, Homs ou ailleurs de recevoir de la nourriture ou des médicaments", ajoute le communiqué qui condamne aussi "dans les termes les plus forts" l'utilisation de barils d'explosifs par les forces armées du régime.

Le groupe salue en revanche "la courageuse décision de la Coalition de l'opposition nationale syrienne" d'avoir participé aux négociations de Genève, ainsi que son "approche constructive" pendant le premier round de discussions.

Délégations de l'opposition et du régime syriens se sont séparées vendredi après une semaine de discussions tendues et sans avancée réelle à Genève. Il s'agissait de leur premier face à face depuis le début de la guerre il y a presque trois ans en Syrie.

Ces pourparlers, lancés sous la pression des Etats-Unis, alliés de l'opposition, et la Russie, soutien du régime, devraient reprendre en principe le 10 février, selon l'émissaire international Lakhdar Brahimi.

"Pour que le processus se poursuive et aboutisse, le régime ne peut se contenter de faire acte de présence. Il doit agir rapidement pour soulager les souffrances du peuple syrien et permettre la mise en place d'un gouvernement de transition", a estimé dans une déclaration séparée le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

Pendant que se déroulaient les pourparlers de "paix" de Genève, quelque 1.900 personnes ont été tuées en Syrie entre le 22 et le 30 janvier, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

cf/prh/jeb