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31/01/2014 05:22 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Russie: le gouvernement réduit son estimation de croissance 2013 à 1,3%

Le gouvernement russe a révisé à la baisse vendredi, à 1,3%, son estimation du produit intérieur brut pour 2013 et indiqué que sa prévision pour 2014, de 2,5%, serait difficile à atteindre.

"Notre évaluation préliminaire de croissance du PIB pour 2013 est de 1,3%, ce qui est un peu plus faible que prévu", a déclaré le vice-ministre de l'Economie en charge des prévisions macroéconomiques, Andreï Klepatch, cité par les agences russes.

Mercredi, le ministre de l'Economie Alexeï Oulioukaïev avait donné une estimation de 1,4%. L'office fédéral des statistiques doit publier le chiffre officiel dans les jours à venir.

Quel que soit le chiffre final, il s'agit de la croissance la plus faible depuis la récession de 2008-2009. En 2012, la Russie avait enregistré une hausse de 3,4% de son Produit intérieur brut (PIB), après 4,3% en 2011.

Même si cette performance est plus élevée que celle enregistrée par bien des pays de l'UE, elle est insuffisante, de l'aveu des autorités russes, à la modernisation du pays.

Le ralentissement de la croissance fait partie des facteurs qui expliquent la brutale dégringolade du rouble depuis le début de l'année (-6,5% face au dollar, -5% face à l'euro).

Selon M. Klepatch, la croissance s'est accélérée sur l'ensemble du quatrième trimestre (1,4% sur un an) mais a de nouveau ralenti au mois de décembre (1%).

"Cela signifie que la tendance générale, au ralentissement, va apparemment se prolonger au premier trimestre", a indiqué le responsable, évaluant la croissance à 1% au premier trimestre.

Pour l'année 2014, le gouvernement prévoit une accélération à 2,5% mais il a estimé que "si la tendance actuelle se confirme, cela sera moins".

Plus tôt vendredi matin, le ministre, Alexeï Oulioukaïev, avait dit voir "des signes prometteurs d'amélioration".

"Il semble que nous avons passé le point bas à un moment au troisième trimestre de 2013", a-t-il déclaré.

L'économie russe a subi l'an dernier un brusque ralentissement de la production industrielle et des investissements.

La consommation, après avoir résisté une grande partie de l'année, a malgré tout ralenti au fil des mois et les distributeurs ont indiqué avoir constaté un changement de comportement des ménages, qui choisissent des produits meilleur marché.

L'agence d'évaluation financière Fitch a dit vendredi prévoir une croissance de 2% en 2014, soutenue par la consommation des ménages, "mais ne pas s'attendre à une reprise dynamique".

"La diminution de la population active et le manque de réformes structurelles limitent la croissance à long terme", a estimé l'agence.

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