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31/01/2014 07:26 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Les vétérans manifestent contre la fermeture de centres de service

D'anciens combattants organisent vendredi des manifestations devant des centres de services régionaux qu'Ottawa compte fermer malgré leur opposition. Ce faisant, ils espèrent attirer l'attention de la population et avoir son appui.

Les bureaux touchés sont ceux de Kelowna en Colombie-Britannique, Saskatoon en Saskatchewan, Brandon au Manitoba, Thunder Bay en Ontario, Windsor en Ontario, Sydney en Nouvelle-Écosse, Charlottetown à l'Île-du-Prince-Édouard et Corner Brook à Terre-Neuve. Leur fermeture est prévue vendredi, tandis qu'un neuvième bureau, celui de Prince George en Colombie-Britannique, a déjà fermé ses portes. Ils seront notamment remplacés par des services en ligne et à distance.

À compter de lundi prochain, les vétérans devront se rendre dans les bureaux de Service Canada afin de remplir une demande de prestations ou pour obtenir des réponses à leurs questions.

Des vétérans qui voulaient rencontrer le ministre des Anciens Combattants, Julian Fantino, pour lui présenter leurs doléances, ont réclamé sa démission après que celui-ci eut annulé la réunion avant de s'y présenter quelques heures plus tard. Il les a finalement rencontrés dans un bureau situé au sous-sol du parlement, où il a réitéré la volonté de son gouvernement de fermer ces bureaux au moment prévu.

Le ministre Fantino a dû présenter ses excuses, que les vétérans n'ont pas acceptées.

Le premier ministre a défendu la décision de son gouvernement, affirmant que les anciens combattants pourraient obtenir l'aide dont ils ont besoin à l'aide d'un programme plus général, celui de Service Canada. M. Harper a ajouté qu'il y avait, à ses yeux, un petit nombre de bureaux qui fermaient leurs portes et que ces établissements ne servaient plus qu'une poignée d'anciens militaires.

Un député conservateur, Laurie Hawn, a accusé pour sa part l'Alliance de la fonction publique du Canada de manipuler les vétérans, des personnes « vulnérables », selon lui.

De son côté, le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Thomas Mulcair, trouve inacceptable la décision du gouvernement conservateur, surtout au moment où les Forces canadiennes sont secouées par une vague de suicides. « Nos forces font face à une crise avec huit suicides de militaires en l'espace de deux mois et le maintien de ces services n'a jamais été aussi important qu'en ce moment », a indiqué le chef du NPD.