NOUVELLES
31/01/2014 01:49 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

GB/référendum sur l'UE: Cameron décidé à passer en force s'il le faut

Le Premier ministre britannique David Cameron est décidé à passer en force s'il le faut pour obtenir un référendum sur une sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, a-t-il déclaré vendredi après l'enlisement d'un projet de loi à ce sujet à la Chambre des Lords.

Déjà ralenti devant la chambre haute la semaine dernière, le texte ne pourra ne plus être adopté à temps d'ici la fin de la session parlementaire en avril après avoir été freiné une nouvelle fois vendredi dans sa course d'obstacles par des Lords travaillistes et libéraux-démocrates.

"C'est une nouvelle décevante pour nous tous mais nous n'allons pas relâcher nos efforts, loin de là", a réagi le Premier ministre conservateur qui, fidèle à sa promesse, reste déterminé à organiser, s'il est réélu en 2015, un tel référendum d'ici la fin 2017.

"Nous allons essayer de réintroduire le même texte lors de la prochaine session parlementaire et, si nécessaire, recourir au Parliament Act pour empêcher que des Lords travaillistes et libéraux-démocrates tuent le texte une nouvelle fois", a ajouté David Cameron.

Le "Parliament Act" permet aux députés de la Chambre des Communes de passer outre l'avis des Lords non-élus si ceux-ci ont rejeté un texte lors de deux sessions parlementaires successives. Ce droit n'a été utilisé qu'à six reprises depuis son adoption en 1911.

"Nous allons tout faire pour que le référendum soit inscrit dans la loi avant les prochaines élections" générales en 2015, a martelé M. Cameron. "Mais ce qu'il faut retenir c'est que, en dépit de ces tentatives (de blocage), le parti conservateur reste déterminé à donner au peuple britannique l'occasion de s'exprimer. Nous sommes le seul parti dans ce cas", a-t-il ajouté.

Un porte-parole des libéraux-démocrates, partenaires de coalition du gouvernement Cameron, a qualifié ces déclarations de "fanfaronnades".

"Nous ne sommes pas d'accord avec ce projet et nous n'allons pas changer d'avis juste parce que les conservateurs ont des problèmes avec leurs députés (de l'aile droite) et qu'ils ont peur d'Ukip", a-t-il ajouté en référence au parti populiste et anti-européen dont la montée en puissance met les conservateurs sous pression.

jk/ih