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31/01/2014 05:03 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

France: 4 mois de prison avec sursis pour avoir déversé des excréments sur Claire Chazal

Un homme de 69 ans a été condamné vendredi à quatre mois de prison avec sursis par la justice française pour avoir déversé des excréments sur la présentatrice vedette du journal télévisé de la châine TF1 Claire Chazal.

Le tribunal correctionnel de Nanterre, près de Paris, l'a également condamné à 300 euros d'amende et prononcé une injonction de soins psychiatriques de deux ans à son encontre. Le prévenu, qui encourait trois ans de prison pour "violences volontaires", a l'interdiction de rentrer en contact avec Claire Chazal et de se rendre à Boulogne-Billancourt, en banlieue parisienne, ville où se situe le siège de TF1.

Le 29 juin, le sexagénaire, inconnu des services de police, avait attendu la journaliste, qui venait de présenter le 20 heures, à l'entrée du parking de la chaîne.

Au moment où elle ouvrait la vitre de son véhicule pour actionner le bouton commandant la porte du parking, il avait déversé sur son visage et son torse le contenu d'un petit seau rempli de terre, d'excréments et d'ammoniac.

La présentatrice n'avait pas été blessée.

"La préméditation est clairement établie", a relevé le parquet demandant quatre mois de prison avec sursis dans ses réquisitions.

"Il a tendu un guet-apens à Claire Chazal. Il a été vu à plusieurs reprises près des lieux de l'infraction par un témoin et l'a attendu très longtemps", le jour des faits, a ajouté le ministère public.

Le conseil du prévenu, Me Lahcène Drici, a insisté sur la personnalité "très fragile" de son client, demandant "une peine mesurée".

"Il est malade, sa femme est malade et il a perdu un enfant", a-t-il expliqué au tribunal.

"C'est un paumé de la société" qui croit encore au scénario "imaginaire", qu'il s'est forgé, a ajouté l'avocat.

L'homme avait expliqué lors de sa garde à vue qu'il s'était fait frôler quelques semaines auparavant par une voiture qui roulait feux éteints dans Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Il était alors certain que Claire Chazal était au volant. Le prévenu avait affirmé aux enquêteurs n'être nullement obsédé par Claire Chazal, mais avait pourtant indiqué qu'il achetait tous les articles de journaux la concernant.

"Le fait qu'il ait ourdi sa vengeance est inquiétant", a relevé à l'audience Me Florence Watrin, conseil de Claire Chazal.

"L'acte est violent dans sa symbolique, humiliant, et aurait pu s'avérer dangereux car le récipient contenait de l'ammoniac", avait-elle déclaré à l'AFP avant l'ouverture des débats.

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