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31/01/2014 08:27 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Etude franco-britannique à 145 millions d'euros sur un futur drone de combat

La France et le Royaume-Uni vont dépenser ensemble 120 millions de livres (145 millions d'euros) pour faire une étude commune sur un futur drone de combat, a annoncé vendredi le Premier ministre britannique David Cameron au cours d'un sommet franco-britannique.

"Nous allons rester en première ligne dans le domaine de la technologie de défense en investissant ensemble 120 millions de livres pour une étude de faisabilité sur un drone de combat", a-t-il annoncé dans une conférence de presse aux côtés du président français François Hollande.

L'étude d'une durée de deux ans est confiée au groupe français Dassault Aviation et au britannique BAE Systems, qui travailleront avec les motoristes Snecma (Safran), Rolls-Royce et avec les groupes d'électronique Thales et Selex.

Les deux dirigeants se sont retrouvés vendredi sur une base aérienne près d'Oxford, pour leur premier sommet franco-britannique dominé par des accords de défense et leurs désaccords sur l'Union européenne.

"Ce qui est annoncé aujourd'hui, c'est cette volonté politique, technique et industrielle de se préparer ensemble dans les avions de combat non pilotés (UCAS) pour savoir ce qui se passera dans 10, 15 ou 20 ans", a salué le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

Cette décision s'inscrit dans la dynamique des accords de Lancaster House de 2010 et fait suite à des études communes déjà réalisées par les Français et les Britanniques sur ce sujet. La fabrication des drones est actuellement largement dominée par les industriels américains et israéliens.

"C'est une enveloppe conséquente qui permet de rentrer vraiment dans des études de définition, de technologie, de préparation de l'avenir qui évidemment vont beaucoup occuper nos bureaux d'études", a indiqué M. Trappier à l'AFP.

"Il pourra y avoir d'autres partenaires au fur et à mesure du développement du programme mais on raisonne en bilatéral... Si demain un autre pays dit qu'il veut participer à l'expression de ce besoin commun, venir avec un industriel et contribuer - par exemple (l'italien) Finmeccanica - alors pourquoi pas", a ajouté le patron du groupe français, qui construit notamment les avions de combat Rafale.

jmi/mg/sym

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THALES

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