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31/01/2014 10:04 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Alonso sourire en coin, Red Bull très loin

Sur une piste humide, les pilotes Mercedes-Benz ont beaucoup tourné, vendredi matin à Jerez, mais c'est Fernando Alonso qui a été le plus rapide.

Nico Rosberg a effectué une simulation de course en pneus intermédiaires dans la matinée avant de céder le volant à Lewis Hamilton.

Sur une piste s'asséchant, c'est toutefois Alonso dans la Ferrari F14T qui a réussi le chrono de référence en 1 min 35 s 334/1000 juste avant la pause du lunch.

Pour confirmer la fiabilité du groupe propulseur Mercedes-Benz, le jeune Kevin Magnussen a obtenu le 3e temps au terme de ses 43 tours dans la McLaren MP4-29. Le Finlandais se montre très à l'aise dans sa voiture, ce qui doit rassurer l'équipe britannique.

Pour l'instant, à Jerez, la couleur dominante est le gris argent.

À l'autre bout du spectre, l'équipe Red Bull a tenté de retourner sa voiture en piste, avec à son bord Daniel Ricciardo, mais la RB10 a rendu les armes après 7 tours. Toujours des problèmes de refroidissement. La peinture de la carrosserie se décollait à cause de la chaleur...

« Ces essais ont été très difficiles pour nous, a concédé le patron de l'équipe Christian Horner. Renault a eu de nombreux problèmes, et nous avons eu des soucis avec le système de refroidissement. Nous avons du travail à faire en usine d'ici les essais de Bahreïn. »

Faux départ, mais Red Bull a les ressources humaines et techniques pour ajuster le tir. Le défi est intéressant.

Felipe Massa a fait le 4e chrono, dans une Williams FW36 ayant, elle, bien intégré le groupe propulseur allemand. Il a fait 41 tours. Le début de la collaboration entre le Brésilien et sa nouvelle équipe se passe bien.

L'équipe Sauber a réparé la C33, endommagée dans la sortie de piste d'Adrian Sutil jeudi. Il avait été surpris en accélération par ses pneus encore froids, en passant le quatrième rapport, et avait perdu le contrôle de sa voiture, qui a tapé le mur de face.  

L'Allemand a pu faire 42 tours vendredi matin.

La même émotion

Fernando Alonso a fait 58 tours cette semaine à Jerez, et il a pu constater que les pilotes ne perdent pas en sensation dans les nouvelles voitures, mais ils doivent être aux aguets.

« J'ai conduit ici en 1:16 en 2004 ou en 2005, et aujourd'hui, je suis en 1:26. Lorsque vous êtes 10 secondes plus lent, ce n'est pas vraiment la même chose, a-t-il expliqué à la presse présente dans le paddock.

« D'un point de vue physique, ces voitures sont plus faciles que ce que nous avons pu vivre par le passé. Il y a moins de G, moins de vitesse dans les virages. Tant que vous arrivez à placer la voiture à la limite, peu importe sa vitesse, vous avez toujours ce sentiment agréable du pilotage. La voiture reste amusante à conduire, assure-t-il.

« D'un autre côté, il y a davantage de paramètres à contrôler, davantage de boutons sur le volant. Il devient plus important de bien maîtriser sa voiture dans les virages à haute vitesse également dans les phases de traction. C'est tout simplement différent. »

Le pilote espagnol se concentre sur le travail à faire dans sa propre maison, mais il sait que Red Bull réglera ses soucis, et sera prête pour « la bataille » en Australie.