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31/01/2014 08:34 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Alliance Renault-Nissan: Ghosn n'a jamais songé à une "intégration" (entretien Nikkei)

Le PDG de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a déclaré au journal japonais Nikkei ne pas avoir songé à "intégrer" les deux groupes, mais avoir cherché au contraire à tirer le meilleur parti de leur alliance sans rogner leur culture ni leur indépendance respectives.

"Honnêtement, je n'ai jamais étudié une intégration de Renault et Nissan", a-t-il affirmé au quotidien économique dans un entretien publié samedi.

"Les problèmes qui naîtraient d'une intégration seraient plus nombreux que les avantages à en tirer", a-t-il justifié.

"La nouvelle configuration à laquelle nous allons passer permettra à l'entreprise française Renault et à l'entreprise japonaise Nissan de préserver chacune leur propre culture tout en gagnant des avantages comparables à ceux d'une intégration", a-t-il poursuivi, en référence au plan récemment annoncé de renforcer leur alliance dans quatre domaines: les achats, l'ingénierie, la fabrication et la logistique.

"Les deux entreprises continueront indépendamment de planifier leurs projets de production et ventes. Cependant, elles vont unifier leurs chaînes d'approvisionnement et leur logistique de fabrication", a-t-il expliqué.

Et d'ajouter "en passant à une configuration permettant une gestion en commun de la fabrication, nous allons rendre plus flexibles les capacités de production de l'ensemble", a-t-il poursuivi.

M. Ghosn a en outre assuré ne pas avoir l'intention de fermer des usines, mais vouloir faire en sorte que grâce à la flexibilité autorisée par la gestion commune, les ratios d'utilisation des chaînes d'assemblage soient améliorés.

"Dans certains endroits, nous avons une surcapacité, et dans d'autres nous devons en ajouter", a-t-il précisé. "Mettre l'ensemble des décisions sur ce point dans les mains d'une seule personne va nous permettre des choix plus pertinents", a-t-il cité en exemple.

Renault et Nissan, alliés depuis 1999, réalisent déjà leurs achats en commun depuis 2009. Ils développent ensemble ou partagent des moteurs et des boîtes de vitesse, ainsi que des plateformes.

Renault détient 43,4% de Nissan et le groupe japonais contrôle 15% du français.

kap/glr