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30/01/2014 05:34 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Un autre chapitre de la rivalité entre le Canada et les États-Unis à écrire

FRISCO, États-Unis - Sydney Leroux admet que les duels entre les États-Unis et le Canada en soccer féminin ont une saveur particulière.

Il y a eu ce match rempli de revirements de situation en demi-finale des Jeux olympiques de Londres en 2012, alors que l'équipe américaine allait éventuellement décrocher une quatrième médaille d'or. Et l'été dernier à Toronto, quand Leroux, une citoyenne américaine originaire du Canada, a été huée après avoir marqué pendant les arrêts de jeu pour aider son équipe à signer une victoire de 3-0. Elle avait ensuite agité son gilet afin de mettre en valeur le logo américain.

Leroux, Abby Wambach et les Américaines amorceront leur saison 2014 contre le Canada vendredi soir à Dallas.

«Nous sommes très excitées. Pour moi, c'est un peu différent, notre premier match en 2014 est contre le Canada et a lieu aux États-Unis, ce qui est génial, a noté Leroux. C'est évidement particulier pour moi, mais d'une bonne manière... J'adore les affronter, surtout avec ce qui s'est produit, et là ce sera chez nous, ce qui est vraiment génial.»

Les Américaines, premières au classement mondial, n'ont pas perdu lors de leurs 77 dernières sorties à domicile (67-0-10). Leur dernier revers en sol américain est survenu en novembre 2004 à Philadelphie contre le Danemark. En tout, elles n'ont pas subi la défaite lors de leurs 39 derniers matchs (33-0-6) et elles ont dominé leurs adversaires 130-29 au cours de cette période de près de deux ans.

L'année 2014 prendra fin avec les qualifications en vue de la prochaine Coupe du monde. Mais pour l'instant, l'équipe américaine disputera trois matchs en l'espace de deux semaines. Après le match contre le Canada, les Américaines joueront deux fois contre les Russes — le 8 février en Floride et quatre jours plus tard à Atlanta. Ces deux équipes ne se sont pas affrontées depuis 2002.

«C'est bien, nous devons jouer plus de match, a mentionné l'entraîneur Tom Sermanni. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez à l'entraînement, jouer à 11 contre 11, tout tenter, mais vous ne verrez pas où vous en êtes tant que vous ne jouez pas un match régulier. C'est ce dont vous avez besoin afin de savoir sur quoi travailler.»

Le Canada, qui occupe le septième rang du classement mondial, est mené par Christine Sinclair. Cette dernière occupe le deuxième rang des buteuses à travers le monde parmi les joueuses actives, derrière Wambach et ses 163 buts. Les 147 de Sinclair sont 85 de plus que le total des buts inscrits par le reste de l'équipe canadienne.

Sinclair avait marqué trois buts lors du choc de Londres, plaçant le Canada en avant à chaque fois. Wambach avait créé l'égalité 3-3 et Alex Morgan, qui se remet d'une blessure à la cheville gauche et qui ratera les prochains trois matchs des États-Unis, avait inscrit le but gagnant.

«Elle nous cause certainement des ennuis, a dit Wambach en parlant de Sinclair. À chaque fois qu'elle touche au ballon, nous devons être bien concentrées et nous assurer qu'elle n'a pas trop d'espace, car elle va en profiter comme elle l'a fait aux Olympiques.»

Il s'agit du 55e match entre les deux pays voisins et les Américaines mènent la série 46-3-5.

«Je pense que ce sera toujours spécial de jouer contre le Canada. (...) Nous avons une saine rivalité, a raconté Wambach. Je pense que les Jeux de Londres ont rendu la rivalité encore plus intense.»