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30/01/2014 03:56 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Tous les jeudis, les Seahawks portent leur attention sur les revirements

JERSEY CITY, États-Unis - Bras agités à tout vent, poings fermés, violents coups d'avant-bras; tout ça fait partie du livre de jeu du «Jeudi des revirements» des Seahawks de Seattle.

Richard Sherman et la défensive font tout en leur pouvoir pour sortir le ballon des mains de leurs «rivaux» à l'attaque. Russell Wilson et ses coéquipiers de l'unité offensive cherchent par tous les moyens possibles de le garder.

«C'est intense, a lancé Sherman jeudi. Nous y allons vraiment avec beaucoup d'ardeur à l'entraînement.»

C'est une approche qui a rapporté des dividendes à l'équipe de Pete Carroll cette saison, et que les Seahawks comptent bien employer contre les Broncos de Denver, dimanche, au Super Bowl.

L'étanche défensive des Seahawks a mené la NFL en 2013 avec 39 revirements provoqués, une statistique qui n'échappe pas au personnel d'entraîneurs des Broncos.

«Nos joueurs devront être prêts, a avisé Adam Gase, coordonnateur à l'attaque des Broncos. Ils savent qu'ils seront impliqués dans ce genre de bataille physique. Le plus difficile quand vous vous faites frapper de cette façon, c'est de tout faire pour ne pas perdre le ballon et convertir le jeu.»

Les Seahawks ont dominé la ligue avec 28 interceptions et seulement 231 points accordés. Ils ont également terminé au premier échelon pour les verges accordées par match, avec 273,6, et pour les verges allouées par la passe, avec 172 par rencontre.

«Ça fonctionne, affirme l'ailier défensif Red Bryant, en faisant allusion aux séances d'entraînement du jeudi. Ça explique notre fiche. Dès le premier jour, la philosophie de 'Coach Carroll' est axée vers le ballon.

«Auprès de l'attaque, il insiste sur l'importance de protéger le ballon, et auprès des membres de l'unité défensive, il leur demande de prendre le ballon. Du côté de la défensive en particulier, nous sommes conscients qu'à chaque remise en jeu, nous avons une chance de changer l'issue du match en volant le ballon, et nous y croyons vraiment.

«C'est la principale raison pour laquelle nous sommes parvenus à gagner 15 matchs cette saison.»

Selon ce dont se souviennent la plupart des joueurs, la défensive a gagné tous les duels du «Jeudi des revirements», sauf un. La confrontation prend fin dès que l'attaque commet un revirement — un seul.

Ainsi, une mauvaise passe de Wilson ou du réserviste Tarvaris Jackson, une remise avortée à un demi ou un échappé provoqué donne la victoire à la défensive.

L'ailier défensif Cliff Avril a l'impression que les membres de l'unité offensive n'apprécient pas beaucoup le «Jeudi des revirements» à cause du niveau d'intensité affichée par la défensive chaque semaine.

«Les joueurs de notre équipe se font une fierté de provoquer des revirements, a fait remarquer Avril. Dans un sens, c'est une façon d'imposer notre volonté.»

Mais au contraire, Wilson aime les entraînements du jeudi jusqu'à un certain point, bien qu'il leur donne un nom différent.

«J'appelle ça les 'Jeudis sans revirement', lance Wilson, en riant. La défensive cherche un moyen de prendre le ballon. Elle va faire n'importe quoi pour faire sortir le ballon et, bien sûr, réaliser une interception. Ce fut plaisant, cette façon de faire cette année. Ce sont des entraînements. Pour nous, les mercredis et jeudis ressemblent à des matchs.»

Les mercredis, dans le camp des Seahawks, sont surnommés les «Mercredis compétitifs», des sessions semblables à un match lors desquelles l'équipe effectue une série de jeu, chronométrée, qui simule des scénarios où la pression est à son comble d'un côté comme de l'autre du ballon.

Un score est attribué à chaque séance d'entraînement et chaque jeu va en faveur de l'attaque ou de la défensive. L'unité remportant le plus grand nombre de ces séances est déclarée victorieuse.

«Habituellement, nous sortons victorieux de ces séances, a affirmé le demi offensif Robert Turbin, sourire aux lèvres. Nous avons gagné tous les mercredis, sauf un ou deux.»