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30/01/2014 06:47 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Syrie: un nouveau convoi alimentaire entré dans le camp assiégé de Yarmouk

Un convoi d'aide alimentaire a pu pénétrer jeudi dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk à Damas dont le siège hermétique a causé la mort de plus de 80 personnes, ont annoncé une agence de l'ONU et l'agence officielle syrienne Sana.

"Aujourd'hui, un convoi de l'UNRWA transportant 1.026 rations alimentaires est entré dans le camp de Yarmouk", a indiqué à l'AFP Chris Gunness, porte-parole de l'Agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA).

"Chaque ration est suffisante pour dix jours à une famille de huit personnes. Il faut que les distributions se poursuivent dans le prochains jours en raison de la malnutrition dont souffre la population. Nous devons poursuivre ce qui a été accompli modestement aujourd'hui", a-t-il dit à l'AFP.

L'agence Sana a confirmé indiquant que "de nouveau, la nourriture avait pu entrer dans le camp Yarmouk (...) afin d'alléger les souffrances des résidents encerclés dans le camp et pris en otage par les groupes terroristes armés", en allusion aux rebelles.

Il s'agit, selon M. Gunness, de la première distribution depuis celle de 138 rations alimentaires effectuée par l'UNRWA le 21 janvier.

"Nous nous sentons encouragés par cette distribution, par l'aide et la coopération des parties sur le terrain", a-t-il confié, disant espérer "pouvoir continuer et accroître substantiellement le montant de l'aide".

Selon ce responsable de l'UNRWA, les personnes ayant besoin de cette aide à Yarmouk "se comptent par dizaines de milliers, dont les 18.000 Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants".

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait rapporté que 86 personnes sont mortes de faim et d'absence de soins médicaux dans le camp.

Le camp de Yarmouk avait été établi par l'ONU en 1948 pour accueillir les Palestiniens ayant fui lors de la première guerre israélo-arabe. Il s'est transformé au fil des ans en quartier résidentiel et commercial. Mais on continue à l'appeler le "camp" Yarmouk.

En 2011, près de 150.000 Palestiniens et autant de Syriens y vivaient. Lorsque la guerre a touché Damas à l'été 2012, des milliers d'habitants d'autres parties de la capitale y ont trouvé refuge car le quartier était calme.

Mais peu après, Yarmouk est devenu à son tour un champ de bataille, certains Palestiniens ayant appuyé les rebelles tandis que d'autres comme le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG) combattent aux côtés du régime syrien.

En juin 2013, l'armée syrienne a imposé un bouclage total de ce quartier de 2 km2, où résident encore, selon l'ONU, 18.000 habitants. Assiégés, certains ont dit avoir mangé de l'herbe, des chats et des chiens.

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