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30/01/2014 10:54 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

L'Ouganda veut doubler le budget pour le traitement du sida

Le gouvernement ougandais prévoit de doubler ses dépenses en médicaments antirétroviraux afin de stopper l'expansion du virus du sida dans le pays, a indiqué jeudi un haut responsable de la Santé.

Le médecin en charge du programme de lutte contre le sida au ministère de la Santé, Alex Ario, a déclaré à l'AFP que l'année prochaine, environ 1,3 million de personnes auront accès gratuitement aux antirétroviraux, contre 600.000 actuellement sous traitement.

Le pays a longtemps été cité en exemple pour ses résultats en matière de lutte contre le sida: le président Yoweri Museveni avait été parmi les premiers chefs d'Etat africains à parler ouvertement de la maladie, et le gouvernement avait diffusé des campagnes d'information dans les années 1980 et 1990 qui ont porté leurs fruits.

De 15% au début des années 1990, la proportion de la population atteinte du sida était passée à quelque 6% à la fin de la décennie.

Mais selon des statistiques récentes, le taux de prévalence a recommencé à grimper, passant de 6,4% en 2004-2005 à 7,3% en 2011, les responsables de la santé mettant cette tendance sur le compte de l'auto-satisfaction.

"Nous voulons que le sida ne soit plus du tout un problème de santé", a noté le Dr Ario, expliquant que la nouvelle stratégie allait cibler les personnes ayant un faible niveau de lymphocytes CD4 - les globules blancs marqueurs de l'immunité - ou les communautés les plus exposées.

"Si nous identifions très tôt ceux qui sont séropositifs, que nous les traitons très tôt, nous allons arriver à réduire le nombre de porteurs du virus. Une fois que nous aurons réduit leur nombre, le taux de transmission (...) redescendra à des niveaux très bas", a expliqué le médecin.

Cette nouvelle campagne doit coûter environ 120 millions de dollars (90 million d'euros) par an, a ajouté M. Ario.

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