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30/01/2014 10:37 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

L'Isle-Verte : l'heure du recueillement

La communauté de L'Isle-Verte ira se recueillir samedi à la paroisse Saint-Jean-Baptiste à l'occasion d'une messe commémorative pour les victimes et les personnes portées disparues de la tragédie qui a frappé la municipalité.

L'incendie survenu à la Résidence du Havre jeudi dernier a fait 19 morts tandis que 13 personnes sont toujours portées disparues.

Le curé de la paroisse, Gilles Frigon, a offert ce matin plus de détails entourant la messe en compagnie de la directrice de la commémoration, Odette Bernatchez. 

La cérémonie durera environ 75 minutes et accueillera plus de 900 personnes. 500 places seront réservées aux familles et aux proches, 400 à la communauté et 20 aux dignitaires. 

M. Frigon explique que toute la population est invitée à suivre l'exemple de plusieurs enfants de la communauté et à apporter des messages écrits d'amour et de sympathie qui seront disposés à l'intérieur de l'église.

« Il y a des messages de petits-enfants aussi, on le voit. Il n'y a rien d'écrit, il y a juste des traits de crayon, mais je sais ce que c'est. Ce sont des arrières petits-enfants de personnes décédées qui ont deux ans et demi, trois ans, alors bien sûr qu'ils ne savent pas écrire, mais c'est touchant », dit le curé.

Le premier ministre Stephen Harper, ainsi que la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, assisteront à la cérémonie ce samedi. Selon nos informations, la première ministre du Québec, Pauline Marois, participera également à l'événement.

Traverser le deuil ensemble

Par ailleurs, une quinzaine de personnes ont participé mercredi soir à une conférence gratuite à l'attention des aînés portant sur le thème du deuil.

« Là, je suis venue chercher de l'aide parce que ce n'est pas si facile, parfois y'a des événements qui nous replonge dans nos émotions », confie Éliane Lessard, qui a perdu son mari il y a un peu plus d'un an après avoir vécu 56 ans à ses côtés.

« Cette semaine, j'avais besoin [...] Je vais avoir des outils pour continuer », ajoute-t-elle.

Selon le conférencier et consultant spécialisé dans la thérapie du deuil, Pierre-Paul Roy, l'intensité du deuil dépend non pas de l'âge du disparu, mais plutôt de la relation que l'endeuillé entretenait avec cette personne.

« Que tu aies 50 ans, 80 ans, il n'y a pas d'âge. La douleur, elle est là », dit-il.

« On a le choix : soit on la vit cette douleur-là, ou on l'enfouit. Si on l'enfouit, danger, parce qu'elle va remonter », renchérit M. Roy.