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30/01/2014 09:21 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Libye: le fils du chef des forces spéciales à Benghazi enlevé (armée)

Le fils du commandant des forces spéciales de l'armée libyenne à Benghazi, Wanis Abou Khamada, a été enlevé jeudi dans cette ville de l'est libyen, a-t-on appris de source militaire.

"Ali Abou Khamada, un étudiant, a été enlevé par des inconnus à proximité de l'université de Gar Younes", a indiqué à l'AFP un officier des forces spéciales sous couvert de l'anonymat, affirmant ne pas être en mesure de donner plus de détails sur l'incident.

Les forces spéciales de l'armée libyenne sont régulièrement les cibles d'assassinats et d'attaques à Benghazi, chef-lieu de l'est libyen, fief d'islamistes extrémistes accusés de dizaines d'attaques et d'assassinats contre les forces de sécurité et des intérêts occidentaux.

Dans l'attente de la formation d'une armée et d'une police professionnelles, les autorités évitent au maximum toute confrontation avec ces groupes extrémistes, lourdement armés.

Des affrontements avaient toutefois opposé durant trois jours, fin novembre, les Forces spéciales dirigés par Wanis Abou Khamada et le groupe jihadiste Ansar Asharia, faisant plusieurs morts.

Vendredi dernier, les Forces spéciales ont annoncé avoir arrêté quatre personnes à Benghazi en possession d'une "liste d'officiers déjà assassinés et à assassiner", au cours d'une opération qui s'est soldée par la mort d'un soldat.

Plus de deux ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, la Libye est en proie à l'anarchie.

Mercredi, le ministre de l'Intérieur par intérim Seddik Abdelkarim, est sorti indemne d'une tentative d'assassinat à Tripoli. Sa voiture a été la cible de rafales de balles.

bra-ila/cbo