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30/01/2014 10:53 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

L'Equateur prêt à aider la Colombie pour un processus de paix avec l'ELN

Le président d'Equateur, Rafael Correa, a offert jeudi ses services à la Colombie pour collaborer à un éventuel processus de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN), la seconde guérilla colombienne.

M. Correa a confirmé lors d'une conférence de presse à Quito avoir fait cette proposition à son homologue colombien Juan Manuel Santos, durant le sommet de la la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac) qui s'est achevé mercredi à Cuba.

Le gouvernement colombien a déjà ouvert depuis plus d'un an des négociations de paix, délocalisés à La Havane, avec la guérilla la plus importante, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), et s'est déclaré à plusieurs reprises disposés à en faire de même avec l'ELN.

"Nous avons évidemment parlé du processus de paix et nous avons ratifié la volonté absolue et totale de l'Equateur de servir le Colombie et de faire tout le nécessaire pour cette paix", a affirmé M. Correa, une des figures de la gauche latino-américaine.

"Le président Santos et le peuple colombien peuvent être certains qu'ils ont ici des serviteurs et que si nous pouvons être utiles pour obtenir la paix, il suffit de nous le dire", a ajouté le chef de l'Etat équatorien.

Ces déclarations surviennent après que la presse colombienne eut évoqué l'hypothèse selon laquelle l'Equateur pourrait accueillir sur son sol les négociations de paix entre le gouvernement colombien et l'ELN.

L'an dernier, le président d'Uruguay, Jose Mujica, lui-même ancien guérillero, avait aussi proposé d'héberger des pourparlers avec la seconde rébellion colombienne.

Fondées dans les années 1960, l'ELN et les Farc sont les dernières guérillas en activité en Colombie où elles comptent encore respectivement 2.500 et 8.000 combattants, selon les autorités.

"A chaque fois que j'ai rencontré Juan Manuel, je lui ai dit: nous sommes à tes ordres, tu es en train de réaliser quelque chose d'historique", a encore précisé M. Correa.

Dirigeant de centre droit au pouvoir depuis 2010, M. Santos, candidat à nouveau mandat à l'occasion de la présidentielle cette année, a ouvert en novembre 2012 des pourparlers avec des représentants des Farc, afin de mettre fin à un conflit qui a fait en près d'un demi-siècle plusieurs centaines de milliers de morts.

Les relations entre la Colombie et l'Equateur n'ont pas toujours été aussi amicales sur ce sujet. Quito avait même rompu durant trois ans les relations diplomatiques avec Bogota à la suite d'un raid de l'armée colombienne dirigé contre un camp des Farc sur le sol équatorien en 2008.

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