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30/01/2014 02:15 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Brésil : départ du chef du gouvernement, qui brigue un poste de gouverneur

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a annoncé jeudi le départ du chef du gouvernement et du ministre de la Santé, qui briguent des postes de gouverneur aux élections générales d'octobre.

Le chef du gouvernement (premier ministre) Gleisi Hoffmann sera remplacée par Aloizio Mercadante, un dirigeant historique du Parti des travailleurs (PT gauche, au pouvoir) et actuel ministre de l'Éducation, a indiqué la présidence dans un communiqué.

Le ministre de la Santé Alexandre Padilha abandonne également ses fonctions et sera remplacé par un médecin et secrétaire de la Santé de la ville de São Bernardo do Campo (Etat de Sao Paulo), Arthur Chioro.

Ce portefeuille récemment été au coeur de l'actualité du gouvernement de Mme Rousseff, qui a lancé ces derniers mois un programme ambitieux d'immigration de médecins étrangers pour pallier le manque de professionnels dans certaines régions pauvres et isolées du pays, comme l'Amazonie, où les médecins brésiliens ne veulent pas s'installer.

Bien que ce ne soit pas encore officiel, Mme Hoffmann devrait être candidate pour le gouvernement de l'Etat de Parana (sud) et M. Padilha pour celui de Sao Paulo (sud-est).

Le secrétaire exécutif de l'Éducation, José Henrique Paim Fernandes, sera le nouveau ministre de l'Éducation, selon le communiqué de la présidence qui ajoute que les nouveaux ministres prendront leurs fonctions lundi.

Ce remaniement ministériel apparaît comme l'un des premiers développements de la campagne pour les élections générales d'octobre (présidentielle, renouvellement des gouverneurs des 27 États fédérés, des députés et d'un tiers des sénateurs).

Le parti des travailleurs (PT, au pouvoir) a déjà indiqué qu'il voulait officialiser en février la candidature de Mme Rousseff à la réélection. Celle-ci est pour l'instant la favorite des sondages.

La campagne débutera officiellement après la Coupe du Monde de football (du 12 juin au 13 juillet), mais les futurs candidats sont tenus d'abandonner leurs fonctions officielles six mois avant le début de la campagne.

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