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29/01/2014 09:55 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Suisse/armée : le peuple votera le 18 mai sur l'achat des Gripen

Les Suisses voteront le 18 mai sur le financement de l'achat de 22 avions de combat Gripen, comme l'ont réclamé la gauche, des militants écologistes et des antimilitaristes, a annoncé mercredi la Chancellerie fédérale à Berne.

Les opposants à ce projet ont en effet réussi à recueillir le nombre de signatures nécessaires pour l'organisation d'un référendum à ce sujet, une possibilité prévue dans le système de démocratie directe en Suisse.

La gauche, soutenue par une partie du centre et par les Verts, est à l'origine de ce référendum, car elle refuse que le gouvernement dépense 3,126 milliards de francs suisses (2,6 milliards d'euros) pour cet achat d'avions de combats, destiné à renouveler une partie de la flotte aérienne militaire suisse, obsolète.

Le gouvernement a prévu de financer cette acquisition en ponctionnant chaque année 300 millions de francs suisses sur le budget de l'armée.

En 2011, le gouvernement a décidé de procéder à cette acquisition de 22 Gripen du constructeur suédois Saab, décision validée ensuite par le Parlement suisse.

Du fait du vote parlementaire, les opposants ne peuvent s'opposer directement à la commande. Ils ont choisi de rejeter la loi prévoyant son financement.

Les opposants dénoncent également le fait que la version du Gripen retenue est encore en cours de mise au point et n'existe pas.

Les Gripen doivent remplacer en Suisse les Northrop F-5E/F Tiger américains vieux de plus de 30 ans.

Ils ne devraient pas être livrés avant 2018.

La Suisse avait décidé de choisir le Gripen, aux détriments du Rafale français de Dassault et de l'Eurofighter du groupe EADS.

La semaine dernière, deux événements importants sur le plan international se sont tenus en Suisse au même moment, le Forum de Davos et la Conférence de Genève II sur la Syrie à Montreux.

La Suisse a été ainsi obligée de réarmer les F-5E/F Tiger de la Patrouille acrobatique suisse, pour assurer la sécurité des deux événements, car les 32 avions de combats F/A-18, le fer de lance de son aviation, n'étaient pas en nombre suffisant pour assurer cette couverture aérienne nuit et jour.

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