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29/01/2014 04:40 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Salaires : la Fédération des Caisses populaires acadiennes reste vague

Pierre-Marcel Desjardins, président du conseil d'administration de la Fédération des Caisses populaires acadiennes, au Nouveau-Brunswick, a été très succinct dans l'information qu'il a fournie au public, aujourd'hui, concernant la rémunération des dirigeants du mouvement coopératif.

Si le conseil d'administration a accepté de divulguer l'échelle salariale de son président-directeur général, les salaires des autres dirigeants ne seront pas dévoilés à moins que les membres le demandent lors de la prochaine assemblée générale annuelle, prévue en avril. 

D'entrée de jeu, Pierre-Marcel Desjardins a expliqué que contrairement aux dirigeants du Mouvement des caisses Desjardins, au Québec, ceux du Nouveau-Brunswick n'ont aucune obligation légale de dévoiler ces informations. « Ils sont soumis au règlement 51-102 sur les obligations d'information continue de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec », explique-t-il dans un communiqué. « Ils sont tenus par la loi de fournir certaines informations [...] ce qui n'est pas le cas chez nous, au Nouveau-Brunswick ».

Selon lui, plus de la moitié des organisations, dans les secteurs de coopératives financières, ne dévoilent pas le salaire de leurs dirigeants. Mais il tient à préciser que « la rémunération des hauts dirigeants de la Fédération est déjà communiquée globalement dans notre rapport annuel ». 

Il a admis que le salaire du président-directeur général, Camille Thériault, avait été fixé entre 268 000 $ et 402 000 $, excluant la bonification et les autres avantages, ce qui est comparable, selon lui, aux salaires offerts aux dirigeants d'entreprises d'envergure en Atlantique. Cette rémunération est sujette à une révision tous les trois ans.

Les hauts dirigeants de la Fédération s'étaient réunis en fin de semaine dernière, notamment pour discuter de la possibilité de dévoiler ou non les salaires.

Depuis quelques semaines, des membres demandent à la Fédération de faire comme le Mouvement des caisses Desjardins, au Québec, et de dévoiler ces informations. C'est notamment le cas de Lucien Boudreau, un ancien secrétaire général de la Fédération qui demande plus de transparence.

La Fédération des Caisses populaires acadiennes refusait de le faire.