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29/01/2014 06:47 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

La Cour rejette un sursis pour un condamné à mort au Missouri

BONNE TERRE, États-Unis - La Cour suprême des États-Unis a rejeté les requêtes de dernière minute pour suspendre l'exécution d'un homme du Missouri condamné pour le meurtre d'un joaillier il y a une vingtaine d'années.

Le tribunal avait émis une suspension temporaire moins de trois heures avant l'exécution prévue de Herbert Smulls à la prison de Bonne Terre.

Mais la Cour suprême est revenue sur sa décision tard mercredi après-midi, sans en expliquer les motifs, signifiant que l'exécution pouvait aller de l'avant.

Ses avocats avaient contesté le refus de l'État de dévoiler la provenance du produit à injection mortelle.

Smulls, 56 ans, avait été condamné à mort pour avoir tué un joaillier et blessé gravement sa conjointe au cours d'un vol en 1991 en banlieue de St. Louis.

L'avocate Cheryl Pilate avait mis l'accent, mardi, sur le refus des autorités de dévoiler l'identité du fabricant du pentobarbital utilisé durant les exécutions. Me Pilate avait fait valoir que le secret entourant la pratique empêchait de savoir si le produit pouvait causer des douleurs et de la souffrance pour le condamné.

Les autorités carcérales ont affirmé que le pharmacien responsable de la préparation fait partie de l'équipe d'exécution et que son nom ne peut pas être révélé publiquement.

Le procureur Bob McCulloch avait fait valoir que les discussions sur le produit injecté étaient un écran de fumée visant à épargner la vie d'un tueur de sang-froid.

Le Missouri utilisait un processus d'exécution à trois produits depuis 1989, avant que les fabricants ne cessent la vente de ces produits pour les exécutions. Le Missouri a éventuellement opté pour le pentobarbital, qui a été utilisé pour exécuter deux détenus à la fin de l'année dernière. Ils n'avaient montré aucun signe visible de souffrance.

Ces pharmaciens procèdent aux mélanges pour leurs clients et ne sont pas soumis à la surveillance de la Food and Drug Administration au niveau fédéral, bien qu'ils soient réglementés par les États.