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29/01/2014 07:11 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Facebook a terminé en beauté une bonne année 2013

Le premier réseau social mondial sur internet Facebook affiche une santé insolente malgré la concurrence d'autres plateformes comme Twitter ou Snapchat, avec une nouvelle accélération fin 2013 de sa rentabilité et de sa croissance, notamment dans la publicité des appareils mobiles.

Le bénéfice net du groupe américain a bondi à 1,5 milliard de dollars sur l'ensemble de l'année dernière, dont 523 millions dégagés au quatrième trimestre, où il a été multiplié par huit.

Le bénéfice par action trimestriel, qui est la référence à Wall Street, a dépassé de 4 cents la prévision moyenne des analystes à 31 cents, et la marge d'exploitation s'affiche au niveau très élevé de 44%.

Dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street, l'action du réseau social décollait de 12,11% à 60,01 dollars vers 23H50 GMT, dépassant son record historique en clôture, enregistré le 21 janvier à 58,51 dollars.

Nouveau coup d'accélérateur dans la publicité mobile

Le chiffre d'affaires a crû de 55% à 7,9 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année et de 63% à 2,6 milliards au dernier trimestre.

Les recettes publicitaires, qui représentent le gros des revenus du groupe, se sont même envolées de 76% au cours des trois derniers mois de l'année, à 2,34 milliards de dollars.

La part représentée par la publicité sur appareils mobiles, très surveillée étant donné l'essor des connexions à internet depuis un smartphone, a continué d'augmenter, à 53% après 49% au troisième trimestre.

Les recettes mobiles étaient au quatrième trimestre "presque aussi importantes que la totalité de nos recettes publicitaires du quatrième trimestre de l'année précédente", a relevé la numéro deux du groupe, Sheryl Sandberg, lors d'une téléconférence avec des analystes.

Sachant qu'elles étaient encore inexistantes il y a un an et demi, il s'agit d'"un des retournements les plus impressionnants dans l'histoire d'internet", selon les analystes de la banque RBC.

Facebook est devenu l'an dernier le numéro deux mondial de la publicité en ligne et mobile, avec des parts de marché de respectivement 5,7% et 18,44% (contre 32,4% et 53,17% pour le numéro un Google), selon des estimations de la société spécialisée eMarketer.

"Notre stratégie d'amélioration de la qualité (des publicités plutôt que de leur quantité) fonctionne", a assuré Mark Zuckerberg, soulignant que "c'est le meilleur moyen d'améliorer l'expérience des gens sur Facebook, les retours pour les publicitaires, et nos propres revenus".

L'énorme masse d'informations qu'il recueille sur les goûts et les activités de ses utilisateurs représente une mine d'or pour personnaliser les publicités qui leur sont servies. Le groupe a aussi commencé à introduire de la publicité sur sa filiale de partage de photos Instagram, ainsi que des spots vidéo.

Toujours plus d'utilisateurs quotidiens

S'il s'est dit "très content de la croissance de (l') activité publicitaire, spécialement dans le mobile", Mark Zuckerberg a aussi souligné "la croissance continue de la taille et de l'engagement de notre communauté".

Les chiffres publiés mercredi constituent en effet une réponse aux craintes d'une lassitude des utilisateurs de Facebook, manifestées ces derniers mois.

Plusieurs études ont en particulier fait état de départs des adolescents vers d'autres plateformes plus "cool" comme Twitter, ou surtout l'application de messages éphémères Snapchat, que Facebook aurait d'ailleurs selon certains médias tenté sans succès de racheter l'an dernier pour 3 milliards de dollars.

Facebook avait lui-même reconnu pour la première fois il y a trois mois une baisse de l'usage quotidien de son réseau par les jeunes Américains.

Mais même si leur croissance ralentit, le nombre d'utilisateurs du premier réseau social mondial continue d'augmenter. Facebook revendiquait fin décembre 1,23 milliard d'utilisateurs actifs mensuellement (contre 1,19 milliard trois mois plus tôt).

Parmi eux, 556 millions se connectent tous les jours, un nombre en hausse de 49% sur un an et également susceptible de démentir l'idée d'un désengagement des membres du réseau.

"Facebook augmente ses marges et augmente toujours sa base d'utilisateurs suffisamment pour satisfaire les actionnaires. Etre populaire auprès des adolescents n'a peut-être tout simplement aucune importance", résume le site d'analyses 247wallst.com.

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