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29/01/2014 06:50 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Banc des Américains : Québec ne lâche pas prise

Québec pourrait relancer l'appel d'offres qui vise à évaluer le potentiel économique des hydrocarbures du banc des Américains, au large de Percé, et d'Old-Harry entre les Iles-de-la-Madeleine et Terre-Neuve.

Le nouvel appel d'offres pourrait toutefois être différent de celui lancé à la fin 2013.  Le gouvernement avait d'ailleurs modifié son appel d'offres de décembre afin de faire une étude sur le potentiel exploitable des hydrocarbures du site du banc des Américains et de Old Harry, aux Îles-de-la-Madeleine. 

Tous les scénarios sont sur la table, selon l'attachée de presse de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet. Geneviève Héon explique que les délais entre l'annonce et la fermeture de l'appel d'offres ont probablement été trop courts pour qu'un soumissionnaire puisse se préparer.

L'attachée de presse confirme que le gouvernement Marois maintient sa volonté de bien documenter sa connaissance des deux sites.

Le banc des Américains fait l'objet d'un projet d'aire marine protégée de la part de Pêches et Océans Canada. La ministre Ouellet a d'ailleurs reconnu en décembre 2013 que le site avait surtout une valeur écologique et que Québec entendait se servir de cette étude pour mieux protéger l'endroit.

Le maire de Gaspé Daniel Côté comprend mal ce que le gouvernement du Québec veut faire réellement avec cette étude. « Ce n'était pas clair d'entrée de jeu quel était l'objectif du gouvernement », commente le maire de Gaspé. Ce dernier croit toujours que le site marin devrait être protégé de tous travaux exploratoires

« On ne peut pas, indique Daniel Côté, être en mesure d'encourager l'exploitation pétrolière entre la baie Gaspé et Percé sur le banc des Américains. Dans un milieu qui est fragile et qui a un énorme potentiel touristique et non seulement un potentiel, mais aussi d'énormes retombées pour la Gaspésie. »

Lors de son lancement en décembre, l'appel d'offres avait d'ailleurs été vivement dénoncé par la Coalition Saint-Laurent qui plaidait pour la conservation de la biodiversité du site. Le porte-parole de la Coalition, Sylvain Archambault, indique que son organisme surveille la situation. « On suit cela de très près », dit-il.

La ministre étudie différentes options, en plus d'un nouvel appel d'offres, entre autres, un contrat de gré à gré ou une analyse à l'interne.