NOUVELLES
29/01/2014 11:16 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: nouvelle offre salariale soumise aux grévistes du platine

Les principaux producteurs mondiaux de platine ont amélioré mercredi leur offre salariale pour tenter de mettre fin à la grève de leurs mineurs sud-africains, et des négociations reprendront vendredi, a-t-on appris de sources syndicale et patronale.

Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin "ont mis sur la table une nouvelle offre", mais le syndicat Amcu "a demandé du temps pour la soumettre à ses adhérents" et "les parties se retrouveront vendredi (...)", ont indiqué les trois compagnies minières dans un communiqué.

"Ils ont révisé leur offre", a confirmé Jimmy Gama, trésorier du syndicat Amcu, alors que le mouvement entrera jeudi dans sa deuxième semaine.

"Nous n'avons pas obtenu ce que nous voulons", "ce n'est pas 12.500 rands", a-t-il dit, en référence au salaire de base minimum réclamé par les mineurs depuis la grande grève sauvage de Marikana chez Lonmin en 2012. "Mais c'est aux membres de décider s'ils acceptent ou non".

12.500 rands (environ 816 euros) représenteraient +150% de hausse pour les mineurs les plus en bas de l'échelle.

Les entreprises proposent désormais des revalorisations étalées sur trois ans, de 9% à 7,5% cette année selon la catégorie.

L'offre "est fondée sur une série de principes visant à conduire notre secteur vers l'objectif d'un paquet salarial de 12.500 rands par mois mais de manière faisable et supportable pour l'industrie. Cela ne peut être atteint que par un accord sur plusieurs années. Un salaire de base de 12.500 rands est simplement infaisable dans un futur proche", ont souligné les patrons des trois entreprises dans le communiqué.

Pour l'heure, la grève leur fait perdre environ 198 millions de rands par jour (plus de 12 millions d'euros), selon le communiqué.

Les négociations se déroulent dans un grand hôtel de Pretoria, à une heure et demie de route du bassin minier où environ 80.000 mineurs font grève. Légale et sans déploiement policier significatif, la grève a donné lieu à quelques incidents violents isolés.

C'est chez le groupe britannique Lonmin, théâtre de la tragédie de Marikana en août 2012 quand la police avait abattu 34 mineurs en grève, que le mouvement est le plus suivi.

Le secteur a perdu environ 11.000 emplois depuis décembre 2011.

sn-clr/cpb/sd