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28/01/2014 07:20 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Tournoi-2014: Six nations sur la ligne de départ vers le Mondial

A 19 mois de la Coupe du monde, le Tournoi des six nations 2014 constitue un examen de passage redouté où Angleterre, France et Irlande tenteront d'asseoir quelques certitudes à partir de samedi face à de solides Gallois en quête de record.

Après leur victoire 2013 et le Grand Chelem 2012, les "Diables Rouges" ont l'occasion de devenir la première nation à remporter la compétition trois fois de suite. Et pour cela, ils compteront sur un groupe presque inchangé, face à cinq autres nations lancées dans un large renouvellement de génération après le Mondial-2011.

Pour elles, après le rodage, les résultats deviennent impératifs. "L'apprentissage, c'est fini. Maintenant, il faut rentrer dans les résultats", résume le manageur du XV de France Philippe Saint-André.

Pour les Bleus, le Tournoi 2014 devra être celui du rachat après une année 2013 catastrophique, jalonnée de huit défaites, deux victoires et un nul. Et le premier "Crunch" face aux Anglais samedi au Stade de France donnera le ton de l'année.

Des blessés dans tous les camps

Ils devront composer sans leur capitaine Thierry Dusautoir et leur ouvreur titulaire des cinq derniers test-matchs Rémi Talès.

Mais ils pourront cependant se rassurer en regardant l'histoire récente qui montre que les troisièmes années de mandat d'un entraîneur national français sont souvent synonymes de victoires dans le Tournoi (2006), voire de Grand Chelem (2010, 2002).

Avantage pour les Bleus cette année: ils recevront trois fois (Angleterre, Italie et Irlande) et les meilleurs joueurs britanniques et irlandais sont encore émoussés par la tournée des Lions. Leurs premiers adversaires anglais doivent ainsi faire face à une avalanche de blessures (Corbisiero, Parling, Tuilagi, Foden, Yarde, Wade).

Mais le XV de la Rose possède de nombreuses ressources, notamment dans sa ligne de trois-quarts, avec les Jack Nowell (20 ans), Luther Burrell (26 ans), Jonny May (23 ans) ou encore George Ford (20 ans), préféré à Toby Flood comme doublure d'Owen Farrell.

Le déplacement à Paris, avant trois réceptions puis une dernière rencontre en Italie, s'annonce tout aussi capital pour le XV de la Rose que pour les Bleus.

Les Gallois débuteront, eux, contre les Italiens avec quelques interrogations en l'absence de joueurs majeurs comme le capitaine Sam Warburton, Jonathan Davies (blessés) et Ian Evans (suspendu). Mais ils n'ont jamais perdu dans leur Millennium Stadium face à la Nazionale (six victoires, un nul) et les Transalpins, qui cherchent encore l'éclat perdu de leur dernier Tournoi (victoires sur la France et l'Irlande), auront fort à faire.

Dernière pour O'Driscoll

Alors que les provinces et la Fédération galloises sont en guerre ouverte sur fond d'exode massif des meilleurs joueurs, les "exilés" actuels (Roberts, Phillips, North...) ou à venir (Halfpenny, Evans) auront à coeur de prouver leur rôle-clé, notamment lors de deux déplacements périlleux à Dublin (2e journée) et Twickenham (4e journée).

L'Irlande nourrit également de hautes ambitions, pour offrir un beau dernier Tournoi à sa légende vivante Brian O'Driscoll, meilleur marqueur de la compétition (25 essais), qui prendra sa retraite à la fin de la saison.

Sans le flanker Sean O'Brien, ils veulent puiser l'inspiration dans leur défaite "cauchemar" à la dernière seconde cet automne face aux All Blacks (24-22).

Leur premier match face à la toujours imprévisible Ecosse sera un saut dans l'inconnu pour l'entraîneur Joe Schmidt, qui dirigera son premier Tournoi. "Je suis un peu nerveux parce que je ne sais pas ce qui va m'arriver dessus, confie le Néo-Zélandais. L'image que j'en ai n'est pas celle d'un match, mais d'un événement".

sva/ol/sk